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Fanfiction Lady Oscar – Blessures – PUBLIC LIMITE ADULTE – Chapitre 2

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : Oscar est victime d’un viol et en ressort anéantie. André n’en mène pas large non plus. Parviendront-ils à surmonter cette épreuve ?

ATTENTION : PUBLIC LIMITE ADULTE !

 

Chapitre 2

André et Alain étaient sur le point de quitter le dortoir pour rejoindre le réfectoire lorsque Lassalle se précipita vers eux l’air affolé.

- Alain… Al….

Lassalle eut beaucoup de mal à reprendre son souffle tant sa course avait été rapide. Ce qu’il avait vu l’avait grandement secoué et ne sachant comment réagir, sa première réaction avait été de prévenir Alain.

- Calme-toi… et dis-nous ce qui te met dans cet état ! On dirait que tu as vu un fantôme… ironisa Alain.
- Quand… tu sauras de quoi… il s’agit… je… peux… t’assurer que tu ne riras plus….
- Hé bien dis-nous dans ce cas !
- Je… je suis allé… dans l’armurerie ce matin…. pour vérifier l’état des fusils et… quand j’ai ouvert la porte… j’ai… j’ai vu…

Lassalle avait tellement été choqué par la scène qu’il ne parvenait pas à trouver ses mots.

- Qu’as-tu vu ? Hé bien parle ! lui intima Alain exaspéré.
- J’ai vu… une femme étendue au sol… son… elle était nue… très mal en point… je crois qu’elle a été violée !
- Violée ?? Mais… comment est-ce qu’une femme…
- … le colonel…. Je crois que c’était le colonel…

En entendant ces mots, Alain ne put s’empêcher de regarder André. Ce dernier était livide. Alain voulut parler mais aucun mot ne sortit de sa bouche. André réalisait peu à peu l’horreur de la situation. Ses yeux s’écarquillèrent de stupeur lorsqu’il comprit ce qui était arrivé à Oscar. Sans attendre une seconde de plus, il se mit à courir en direction de l’armurerie.

« OSCAR ! »

Le trajet le séparant de l’armurerie lui parut durer une éternité. Lorsqu’enfin il atteignit la salle, les battements de son cœur redoublèrent de violence. Au fond de lui, André espérait que tout cela ne fût qu’une lamentable plaisanterie destinée à humilier Oscar. Après un long temps d’hésitation, André se décida à vaincre son appréhension et ouvrit la porte. Ce qu’il vit le cloua sur place. Des larmes coulèrent sur ses joues à la vue du spectacle terrifiant qui s’offrait à lui. Tous ces bleus… et… et… ce sang entre ses cuisses… André ne voulait y croire. Oscar, son Oscar n’avait pas pu… être… Avec un sang-froid plus qu’étonnant vu les circonstances, André s’avança vers la femme qu’il aimait et s’agenouilla près de son visage. Certaines parties de ce dernier étaient terriblement mal en point. Son nez et sa lèvre saignaient. L’émotion était trop forte. André se mit cette fois à pleurer avec abondance. D’un geste emprunt de douceur, André approcha sa main du visage de la jeune femme et effleura sa peau meurtrie. Au contact de ses doigts, Oscar se réveilla en sursaut et poussa un cri strident. André retira sa main, dépité tandis qu’Oscar tentait tant bien que mal de s’éloigner de lui.

- Non ! Ne me touchez pas ! Nooooooonn ! hurla l’officier les bras placés de façon à échapper à toute nouvelle tentative de l’agresseur.

Prenant son courage à deux mains, André avança vers elle lentement et lui saisit les poignets. La jeune femme cria de plus bel.

- Noooonnnn ! Noonnnnn !
- Calme-toi Oscar… c’est moi, André.

La voix du jeune homme tremblait mais par le plus grand des miracles, celui-ci était parvenu à garder le contrôle de lui-même. D’un geste un peu plus ferme qu’il ne l’aurait voulu, André obligea Oscar à le regarder. La jeune femme continua de crier un moment puis finit par réaliser que la personne qui lui faisait face ne lui voulait aucun mal. Mieux qu’il s’agissait d’André. Avide de réconfort, le colonel se jeta à son cou dès qu’il le reconnut. André fut si surpris et décontenancé par ce geste qu’il en perdit l’équilibre et atterrit sur les fesses. Oscar pleurait désormais à chaudes larmes et ne semblait plus vouloir le lâcher. Désireux de lui procurer un peu de chaleur, André déposa la veste de son uniforme sur ses épaules et l’entoura de ses bras.

- Là, tu ne crains plus rien, je ne te ferai jamais de mal, tu le sais bien…
- Tiens prends ça !

André se retourna en entendant la voix d’Alain et vit la couverture que celui-ci lui tendait. Sans attendre, il agrippa le tissu et se chargea d’y emmitoufler le corps d’Oscar. Avec beaucoup de précaution, André passa une main sous les genoux de la jeune femme et la souleva. Lorsqu’il fut debout, André se dirigea immédiatement vers la sortie. En quittant les lieux le plus rapidement possible, le jeune homme espérait ainsi pourvoir échapper à la foule qui ne manquerait pas de s’amonceler devant la salle d’ici quelques temps. Parvenu à quelques mètres de son cheval, André remercia intérieurement Alain pour ne pas lui avoir posé de questions sur la véritable nature d’Oscar. Vu l’état second dans lequel il se trouvait actuellement, André aurait été incapable de lui fournir la moindre explication.

Mais le pire était encore à venir. André allait maintenant devoir affronter les foudres du général et les reproches de Grand-mère sans compter leur immense tristesse en découvrant toutes les horreurs par lesquelles Oscar avait dû passer. Lui-même ne s’en remettait toujours pas. De nouveaux sentiments surgissaient au fond de lui et s’emparaient de son être. Après la tristesse que lui avait inspiré la découverte du corps d’Oscar, voilà qu’il éprouvait à présent de la colère. Plus les minutes s’écoulaient, plus cette colère grandissait. Les images du corps maculé de sang d’Oscar ne cessaient de le hanter depuis qu’il avait quitté l’armurerie. Les scénarios se multipliaient dans sa tête. Ce qu’elle avait dû subir, André pouvait seulement l’imaginer mais chaque fois que le visage habituellement si impassible d’Oscar se crispait de douleur, le jeune homme sentait la rage l’envahir. L’imaginer dans les bras d’un autre homme lui était déjà insupportable, mais un viol… André serra les dents et baissa la tête vers Oscar. Celle-ci était accolée à lui et s’accrochait toujours aussi désespérément à son cou. Il ne pouvait voir son visage mais ne doutait pas un seul instant de la détresse dans laquelle elle se trouvait. Alors qu’Oscar s’évertuait depuis son plus jeune âge à oublier jusqu’à la féminité de ses courbes, voilà qu’un homme le lui rappelait de la façon la plus cruelle qui soit. André serra le corps d’Oscar tout contre lui et éperonna le flan de son cheval afin que celui-ci accélère l’allure. Pour l’instant, André ne devait penser qu’à une seule chose, ramener au plus vite Oscar chez elle afin qu’on lui communique les soins nécessaires.

Comme André s’y attendait le général et Grand-mère furent effondrés en apprenant la nouvelle mais chose surprenante ne lui reprochèrent aucunement son manque de vigilance. André en fut quelque peu déçu. Quelque part, le jeune homme aurait souhaité qu’ils manifestent de la rage à son encontre. André se sentait responsable de ce qui était arrivé et éprouvait inconsciemment le besoin qu’on lui reproche son incompétence. Il aurait dû être là pour elle. Pour une fois qu’Oscar restait dormir à la caserne, André aurait dû se douter que les soldats ne la laisseraient pas tranquille. Ils la haïssaient tant. Tout ça parce qu’elle était noble. Ne comprenaient-ils donc pas que le rang social d’un individu n’avait aucune incidence sur la valeur profonde de son être ? Oscar était la personne la plus loyale et la plus juste qu’il connaisse et personne à la caserne de semblait vouloir le voir. On dirait qu’ils ignoraient volontairement ce fait. Etait-il tellement plus simple pour les hommes de haïr plutôt que d’apprendre à aimer leur prochain ? Bien sûr, tous ces soldats devaient se sentir oppressés par la société mais tout de même… Oscar n’avait rien d’un monstre… Tant de droiture émanait d’elle que le jeune homme commençait à douter que le viol ait été seulement la conséquence fâcheuse d’un ressentiment trop exacerbé envers la noblesse. Cette pensée ne fit qu’accroître la culpabilité et la fureur qui l’habitaient. Si jamais cet homme avait le malheur de croiser sa route, André n’hésiterait pas à le tuer, le jeune homme en était maintenant convaincu.

Plusieurs jours s’étaient écoulés et Oscar n’avait toujours pas quitté sa chambre. Elle ne souhaitait voir personne. Pas même André. La détresse qui l’avait poussée à s’accrocher désespérément au cou du jeune homme le jour du drame avait fait place à une immense honte. Pas une minute ne passait sans qu’Oscar ne se souvienne qu’André avait été témoin de l’état lamentable dans lequel l’avait laissé ses agresseurs. Après ça, comment pourrait-elle à nouveau le regarder en face ? Que pensait-il d’elle ? Avait-il ressenti de la pitié pour elle ? De l’exaspération ? Après tout, elle lui avait assuré qu’elle n’aurait plus jamais besoin de lui. Et voilà qu’à la première occasion elle se retrouvait assaillie par trois hommes éméchés, violée et abandonnée telle une loque humaine au milieu de l’armurerie. Oscar haïssait sa faiblesse. Pire que tout, Oscar n’avait alors souhaité qu’une seule chose, qu’André apparaisse et la sauve une fois encore… alors qu’elle lui avait expressément intimé de ne plus s’occuper d’elle. Oscar n’avait pas le droit d’exiger de lui qu’il ne vive que par et pour elle. André ne méritait pas ça. Peut-être l’exécrait-il à présent pour ce qu’elle lui avait fait subir ? A cette pensée, Oscar sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle avait pourtant tellement besoin de sa présence rassurante. Sans lui, Oscar n’arriverait pas à remonter la pente. Tant de souvenirs du drame l’assaillaient que la jeune femme se sentait dépossédée d’une partie d’elle-même. Elle ne savait même plus qui elle était, ni ce qu’elle voulait faire de sa vie. Non, sans lui, Oscar n’y arriverait pas. Mais malgré le vide qui l’aspirait chaque jour un peu plus, l’officier ne pouvait se résoudre à s’accaparer une nouvelle fois la vie de son ami le plus cher.

André était de plus en plus inquiet pour Oscar. Il ne cessait d’aller et venir dans sa chambre, ressassant et ressassant encore chaque minute du drame qui avait anéanti celle qu’il aimait. André aurait tout donné pour être auprès d’elle en ce moment même mais celle-ci ne semblait pas vouloir de lui. Alors qu’il avait eu tellement de mal lui faire lâcher son cou le jour du drame, Oscar ne daignait aujourd’hui même plus lui parler. Le jeune homme était un peu dépité par l’attitude paradoxale de l’officier. Mais comment lui en vouloir ? Ne venait-elle pas de vivre l’événement le plus humiliant qui soit pour un être humain ? A cette pensée, André sentit la colère et la rage l’envahir de nouveau. Qui que soit cet homme, il le paierait. Oui, il le paierait de sa vie.

Bien décidé à demander à Oscar de lui révéler l’identité de son agresseur, André se dirigea vers sa chambre et entra sans même avoir obtenu de réponse de sa part. Oscar sursauta en l’apercevant. Elle ne s’attendait pas du tout à ce qu’il prenne une telle liberté. La jeune femme était partagée entre la joie de le revoir et la peur que lui inspiraient ses yeux en cet instant précis. Tandis qu’il s’avançait vers elle, furibond, Oscar remonta le drap sur elle de façon à se dérober au maximum à sa vue. Parvenu à quelques centimètres du lit, André posa les mains sur le matelas et la fixa droit dans les yeux.

- Oscar, ça ne peut plus durer. Tu dois me dire qui t’a fait ces horreurs. Autrement, je vais devenir fou !

Au lieu de répondre à son ami, Oscar baissa les yeux et serra les poings.

- Oscar réponds-moi, je t’en prie… Oscar !

Le ton de la voix d’André se durcissait chaque fois davantage.

- Je ne… peux pas… Je…
- Si tu le peux, mais tu ne veux pas, pourquoi ?

L’ex-palefrenier commençait à perdre le contrôle de lui-même. D’un geste empli de violence, André débarrassa la table de nuit de tout ce qui la recouvrait. Oscar sentit un frisson lui parcourir l’échine. Le jeune homme pouvait être effrayant parfois.

- Je n’en peux plus Oscar ! Et je ne te comprends pas… Après ce que cet homme t’a fait tu ne veux rien dire… Cet homme t’a violée Oscar, violée ! Te rends-tu compte de la cruauté de cet acte au moins ?

Les dernières paroles d’André eurent raison de la passivité d’Oscar et celle-ci entra dans une colère noire. Comment pouvait-il douter un seul instant qu’elle n’ait pas conscience de la cruauté de cet acte ? C’est quand même elle qui avait dû subir le viol, pas lui.

- Mais bien sûr que je m’en rends compte… que crois-tu ? Que je les ai laissés faire c’est ça ? Tu penses que je joue les victimes et que j’y ai pris plaisir, c’est ça que tu penses ?

André écarquilla les yeux de surprise en entendant Oscar prononcer une telle aberration.

- Mais non ! Je n’ai jam…
- Et je te signale en passant que tu ne vaux pas mieux qu’eux ! Toi aussi, tu…

Oscar s’arrêta net en constatant l’atrocité de ces propos. Comment avait-elle bien pu dire cela ? Décontenancé et blessé par les paroles de la jeune femme, André recula d’un pas. Le cœur d’Oscar se serra, ce n’était pas du tout ce qu’elle avait voulu dire !

- Je… je n’arrive pas à croire que tu me compares à cet homme… Non, je n’arrive pas à y croire…

André était sidéré. Comment avait-elle pu lui dire de telles horreurs ? Le voyait-elle donc vraiment comme cela ? Comme quelqu’un qui avait un jour tenté d’abuser d’elle ? Le jeune homme ne savait plus que penser… Incapable de soutenir plus longtemps le regard de son amie, André quitta la pièce sans même se retourner, abandonnant ainsi face à elle-même, une Oscar plus désespérée que jamais.

A suivre…

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