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Fanfiction Lady Oscar – Blessures – PUBLIC LIMITE ADULTE – Chapitre 3

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : Oscar est victime d’un viol et en ressort anéantie. André n’en mène pas large non plus. Parviendront-ils à surmonter cette épreuve ?

ATTENTION : PUBLIC LIMITE ADULTE !

 

Chapitre 3

André était encore sous le choc de sa récente confrontation avec Oscar. Ses paroles lui avaient fait l’effet d’un poignard. Le voyait-elle vraiment ainsi ? Comme un homme qui abuse des femmes pour son bon plaisir ? A cette pensée, le jeune homme sentit une immense vague de tristesse l’envahir. Oscar avait peut-être raison. Etait-il réellement si différent de l’homme qui l’avait violée ? Après tout lui aussi avait l’avait désirée et utilisée pour sa satisfaction personnelle… Ce soir-là, André avait eu envie d’elle comme jamais auparavant… Etait-ce à cause de son état d’ébriété ? De sa proximité ? Ou tout simplement de son agressivité ? A moins que cela n’ait été dû à la crainte de perdre définitivement la vue ? Mais quelle qu’en soit la raison, André avait laissé son désir prendre le pas sur les sages conseils de son cœur… et cela le rendait peut-être encore plus cruel que l’agresseur d’Oscar… car contrairement à lui, ce dernier ne l’aimait pas ! Le fait qu’il ait risqué de lui faire endurer la pire des atrocités dans le seul but de satisfaire le désir brûlant qu’il éprouvait pour elle alors qu’il l’aimait… de toute son âme et de tout son être… était bien plus qu’il n’en pouvait supporter. Sa culpabilité aidant, le jeune homme se laissa rapidement envahir par la rage et le désespoir. Avec une violence sans pareil, André saccagea tout ce qu’il lui passa sous la main. Sa colère n’avait plus de limite. Il se détestait pour tout ce qu’il était et ce qu’il n’était pas, pour n’avoir pu protéger Oscar le jour du drame mais aussi pour avoir failli lui ôter son innocence… même si contrairement à son agresseur, André avait pu éviter de commettre l’irréparable… En deux temps trois mouvements, la chambre du jeune homme ne fut bientôt plus que débris et reliquats.

Alarmée par tout ce bruit, Grand-mère était entrée dans la pièce alors qu’André se chargeait de briser le dernier bibelot de sa modeste collection. La vieille dame était terrifiée par le comportement de son petit-fils. Lui qui était habituellement si calme et posé était en train de perdre totalement la tête. Les larmes lui montèrent aux yeux en constatant la tristesse qui émanait de son être. Il aimait tant Oscar. Depuis leur plus tendre enfance, André avait toujours été particulièrement attachée à la jeune femme. Cet attachement déjà si profond au moment de leur adolescence s’était aujourd’hui transformé en une passion dévorante qui lui brisait le cœur. Mu par un élan de tendresse infinie, la veille dame s’approcha du jeune homme pour lui manifester son soutien mais celui-ci repoussa son bras. Sa grand-mère ne devait pas le voir comme ça. Il ne pouvait lui infliger une telle vision de lui-même. Afin d’échapper au regard meurtri de la vieille femme qui, assurément, ne comprenait pas pourquoi son petit-fils la rejetait, André se précipita hors de la pièce et referma brutalement la porte derrière lui. Sans attendre, l’ancien valet descendit aux cuisines pour se rafraîchir un peu le visage et ainsi apaiser les tourments de son esprit.

Toujours confinée dans les couvertures, Oscar n’avait bien sûr rien perdu de la scène qui venait de se dérouler à quelques lieux de là. A chaque verre cassé, la jeune femme sentait son cœur remonter dans sa poitrine. Les paupières crispées et les mains pressées contre ses oreilles, Oscar tentait d’échapper au gouffre de la douleur. Tout était de sa faute. Si André réagissait aussi brutalement, la jeune femme ne devait s’en prendre qu’à elle. Elle était la cause de sa souffrance et n’avait eu de cesse d’accentuer la douleur de son ami tout au long de son existence. Celui-ci n’avait toujours eu qu’un désir, être à ses côtés et la soutenir quelle que soit les difficultés auxquelles elle devrait faire face. Bien que sachant cela, Oscar avait encore trouvé le moyen de le faire culpabiliser pour un geste maladroit qui ne se reproduirait sans doute jamais. La jeune femme ne se supportait plus. Elle se sentait sale et souillée. Physiquement et moralement. André ne méritait pas ça. Il ne méritait pas de souffrir autant. Pour son bien Oscar devait disparaître. Sans elle, sa vie serait beaucoup plus simple. Sa longue agonie cesserait enfin et André pourrait réapprendre à vivre sans elle, sans avoir à se soucier continuellement de l’être égoïste et cruel qui l’accompagnait. En outre qui voudrait d’une femme dont le corps était désormais marqué à jamais par l’empreinte de ses agresseurs ? Personne. Pas même André. Convaincue d’agir pour le mieux, Oscar se leva et rejoignit l’écurie pour se choisir un cheval.

André plongea la tête dans une bassine remplie d’eau et la ressortit aussitôt. Un détail ne cessait de le tarabuster depuis qu’il avait quitté Oscar. Une phrase qu’elle aurait dite. Un détail qu’elle aurait mentionné sans qu’il y prête attention et qui avait pourtant son importance. Le jeune homme essaya de se souvenir mais en vain. Tout était flou dans sa tête. La seule chose dont il se souvenait était les paroles blessantes qu’avait prononcées la jeune femme en réponse à son propre accès de fureur. Mais qu’avait-elle pu bien dire à cet instant qui ait retenu momentanément son attention ? La réponse à cette question ne se fit pas attendre. Les yeux d’André s’agrandirent d’horreur lorsqu’il réalisa la signification de l’une des phrases de la jeune femme. Oscar n’avait pas parlé de « lui » mais bien d’ « eux » ! La jeune femme n’avait pas eu un agresseur mais plusieurs. A cette pensée, André eut soudain envie de vomir. Les images du viol tel qu’il se le représentait à présent défilaient dans son esprit à une vitesse incroyable. Non… cela ne pouvait pas être… La vision d’une Oscar en proie aux fantasmes de deux ou trois hommes dont la priorité première était d’assouvir leurs désirs bestiaux l’insupportait au plus haut point. Quitte à subir à nouveau les reproches d’Oscar, André se devait de retourner la voir pour en avoir le cœur net. Si jamais leurs routes venaient à se croiser un jour, André leur ferait amèrement regretter d’avoir posé ne serait-ce qu’un doigt sur la jeune femme. Il ne se contenterait pas de les tuer, mais les ferait souffrir au moins autant qu’Oscar sinon plus.

Parvenue dans la chambre de son amie, l’inquiétude s’empara d’André. Plus aucun signe d’Oscar. Mais où pouvait-elle bien être ? Dans l’état qui était le sien, Oscar pouvait faire n’importe quoi, y compris mettre un terme à ses jours. Malgré le tragique de la situation, André s’interdisait de perdre son sang-froid. Il devait réfléchir calmement et sans paniquer. Où pouvait donc bien être allée Oscar ? Une seule réponse lui vint à l’esprit. Le lac. Oscar était allée près du lac qui avait failli les engloutir étant petits. André en était intimement persuadé. Sans perdre un instant, l’ex-palefrenier enfourcha l’une des montures de l’écurie et galopa en direction du lac. Comme il s’y attendait, un cheval y était déjà attaché. D’un bond, André descendit de sa monture et chercha Oscar du regard. D’abord sur la rive puis dans le lac lui-même. Affolé, André aperçut une touffe de boucles blondes disparaître dans les profondeurs du lac. Sans hésiter une seule seconde, le jeune homme retira ses bottes et plongea pour rejoindre Oscar. Au prix d’un grand effort, André ramena la jeune femme sur la rive. Celle-ci toussa un moment avant de recracher l’eau qui s’était en partie infiltrée dans ses poumons. Son visage était pâle, ses traits tirés. Elle n’avait toujours pas ouvert les yeux. Mu par un élan protecteur, André posa sa tête dans le creux de son épaule et l’entoura de ses bras. Il ne voulait plus la perdre. Plus jamais. Si elle disparaissait que deviendrait-il ? Elle était sa vie, son soleil, sa seule et unique raison de vivre. Sans elle, André ne pourrait pas continuer à vivre. Il n’en aurait plus la force. Il avait besoin d’elle, de ses élans de fierté… de son sourire… oui surtout de son sourire… Depuis plusieurs mois maintenant, depuis le jour où Fersen lui avait annoncé qu’il l’avait reconnue au bal, Oscar s’était renfermée sur elle-même, comme une huître sauvage. Peut-être aurait-elle pu retrouver le sourire s’il n’avait pas perdu le contrôle ce soir-là… Mais non, il avait tout gâché… Puis il y avait eu le drame… ce crime qui bouleverserait à jamais son existence et la sienne. Comment Oscar pourrait-elle se remettre d’une telle blessure faite à son corps de femme et comment pourrait-elle lui faire à nouveau confiance après ce qu’il lui avait fait ? Des larmes roulèrent sur les joues du jeune homme. Mais qu’importe, qu’importe… même si elle devait le haïr pour ça, André ne la laisserait plus jamais seule. Il ne cessait d’y penser depuis lors. Ces brutes qui avaient abusé d’elle risquaient la prison, leur carrière militaire si jamais elle parlait. Comment, dans ces circonstances, pouvait-on imaginer une seule seconde qu’ils ne chercheraient pas à la faire taire ? André resserra son étreinte autour du corps de la jeune femme. Il ne les laisserait plus jamais lui faire du mal.

Oscar battit des paupières et ouvrit les yeux. Une douce chaleur l’enveloppait. La jeune femme baissa la tête et aperçut André. Sa joue reposait sur sa poitrine, ses bras enserraient fermement sa taille et ses jambes étaient mêlées aux siennes. Une telle vision aurait dû la choquer, lui rappeler de mauvais souvenirs, la faire paniquer mais il n’en fut rien. Au fond d’elle, Oscar savait qu’elle ne risquait rien. Elle se sentait en sécurité dans ses bras. Une fois de plus, il lui avait sauvé la vie. Sentant le souffle de la jeune femme lui caresser le front, André releva la tête et plongea son regard vert émeraude dans l’étendue azurée de ses yeux. Leurs visions se troublèrent et une avalanche de larmes se mit à glisser le long de leurs joues. André posa à nouveau sa tête contre la poitrine d’Oscar et laissa parler son cœur.

- Pardon, Oscar. Pardon de t’avoir fait souffrir. Tu as raison, je ne vaux pas mieux qu’eux. Mais s’il te plaît Oscar, ne me punis pas en me quittant. S’il te plaît… Sans toi, je ne suis plus rien !
- André…
- Je t’aime Oscar. Je t’aime à en mourir !

Profondément émue par la déclaration de son ami, Oscar remonta sa main le long de son dos et lui caressa les cheveux avec douceur.

- C’est à moi de te demander pardon… à moi et à moi seule… je ne mérite pas ton affection… j’ai toujours été tellement injuste avec toi… Je me déteste André… Je me déteste vraiment… C’est pour ça que je voulais mourir… pour ne plus être un poids pour toi… pour…

André releva la tête sans comprendre.

- Un poids pour moi ? Mais enfin Oscar, tu ne le seras jamais !

Le jeune homme était complètement ébahi par les dernières paroles d’Oscar.

- Oh André… si tu savais comme j’étouffe… je ne me reconnais plus… je ne me supporte plus…

Sous l’œil impuissant d’André, le corps d’Oscar fut bientôt parcouru par une série de spasmes et de sanglots. L’officier ne maîtrisait plus rien. Les larmes s’échappaient de ses yeux par centaines et pourtant Oscar semblait encore vouloir taire la peine qui était en elle. André s’en rendit compte et cela lui brisa le cœur. Après tout ce qu’elle avait dû subir, la jeune femme hésitait encore à se laisser aller, à dévoiler ses peurs, ses craintes et ses faiblesses.

- Oscar, nous ne sommes que tous les deux… tu as le droit de te laisser aller, de lâcher toute cette douleur qui est en toi… N’essaie pas de te retenir comme tu le fais, tu te fais du mal… tu me fais du mal.

Le jeune homme avait prononcé sa dernière phrase d’une voix presque inaudible. Il ne supportait vraiment plus de la voir se détruire ainsi de l’intérieur. Comme pour l’encourager à exhaler son chagrin, André rapprocha son visage du sien et caressa sa joue avec une infinie tendresse. Leurs regards se croisèrent à nouveau et Oscar se précipita dans ses bras. La tête sous le menton d’André, Oscar accepta enfin de se laisser aller et pleura comme une petite fille. Le jeune homme plaça une main sur sa tête, l’autre sur son dos et l’attira contre lui.

- Oh André, si tu savais comme j’ai eu peur… je croyais pouvoir leur faire face… je le croyais vraiment… mais… quand… quand ils m’ont… allongée de force sur le sol…j’ai… je…

André pressa les paupières.

- Si tu as besoin de te confier, je suis là Oscar… je peux tout entendre… tout…

En dépit de la honte qu’elle ressentait, Oscar se sentit soudain plus confiante. Pouvoir parler du viol avec André, de ce qu’elle avait ressenti durant ces heures de torture, la soulageait d’un grand poids. En lui confiant ses peurs, ses doutes, ses remords, la jeune femme se mettait quasiment à nu devant lui. Pourtant, paradoxalement, Oscar ne s’était pas sentie aussi libérée depuis fort longtemps. L’affection et la tendresse dont l’entourait André en ces moments difficiles firent naître en elle un sentiment nouveau qu’elle ne soupçonnait pas. Petit à petit, Oscar se rendait compte que la relation qui les liait était unique et bien plus forte qu’elle ne l’aurait cru. L’officier commençait à s’interroger sur la véritable nature de ses sentiments pour André. Etait-elle amoureuse de lui ? La jeune femme n’aurait su le dire mais une chose était certaine, André était la seule personne avec qui elle se sentait totalement en confiance. En ce moment même, Oscar n’aurait voulu se trouver dans les bras de personne d’autre. André lui suffisait amplement.

A suivre…

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