Fanfiction Lady Oscar – Océance Grandier et André François de Jarjayes – Chapitre 4 : La déclaration

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : Le Général de Jarjayes accepte qu’Oscar Grandier devienne le compagnon de jeu de son fils André sans savoir que cet enfant est en réalité une fille

 

Chapitre 5 : La déclaration

La nuit était tombée. Certaine qu’elle ne trouverait pas le sommeil, Oscar sortit de sa chambre à pas de loup et quitta la demeure des Jarjayes. Elle avait besoin de se sentir libre. Son cœur étouffait, souffrait, saignait. Plus les jours passaient et plus Oscar se rendait compte de l’importance qu’avait pris André dans sa vie. La jeune fille ne voulait plus se voiler la face. Ses sentiments pour André existaient bel et bien et il n’était plus question de les nier ou les refouler. Oscar était éperdument amoureuse du jeune homme et le fait de le voir blotti dans les bras d’une autre femme l’exaspérait de plus en plus. Oh comme elle aurait aimé être à la place de ces femmes pour avoir le plaisir de partager ses nuits ! Ne serait-ce qu’une fois… une seule et unique fois… Mais malheureusement c’était impossible. Jusqu’à hier, André ne savait même pas qu’elle était une femme. Et aujourd’hui il la détestait…

Assise dans l’herbe, Oscar ferma les yeux et se laissa caresser par le vent. Le temps s’était grandement rafraîchi ces derniers jours mais Oscar n’en avait cure. Le fait de tomber malade ne l’effrayait pas le moins du monde. Si c’était là le seul moyen d’accaparer l’attention d’André, Oscar ferait tout pour attraper froid… La jeune fille écarta les bras et laissa l’air frais pénétrer dans les manches de sa chemise. Au contact du vent froid sur sa peau, Oscar ne put s’empêcher de réprimer un frisson.

- Tiens mets ça ou tu vas attraper la mort, ordonna André à Oscar tout en recouvrant ses épaules de sa veste.
- M… merci, dit-elle avant de glisser ses bras dans les manches du vêtement.

Oscar ne s’attendait pas du tout à ce qu’André la rejoigne dehors au beau milieu de la nuit. Elle le regarda s’asseoir à côté d’elle puis fixa à nouveau l’horizon. Ce geste signifiait-il qu’André tenait encore un tant soit peu à elle ? Oscar l’espérait de tout cœur car si elle ne pouvait obtenir de lui qu’il lui rende son amour, elle pourrait au moins continuer à profiter de son amitié.

- Oscar, je tiens à m’excuser pour toutes les paroles blessantes que j’ai pu prononcer hier. Je n’ai pas pris le temps de comprendre les raisons qui t’avait poussée à tenir ta véritable identité secrète. Je ne suis qu’un idiot.

Oscar était ébahie par tant de franchise. Ainsi André lui pardonnait son mensonge ? La jeune fille laissa la quiétude l’envahir. Ah qu’il était bon de se savoir à nouveau aimée par l’homme qui vous était le plus cher en ce monde…

- Ne t’en fais pas André, je t’avais déjà pardonné ton comportement. Et puis j’avais aussi mes torts.
- Oublions cela, veux-tu.
- Très bien puisque mon rang m’oblige à t’obéir.
- Oh arrête Oscar, tu sais très bien que je ne t’ai jamais considéré comme une domestique.
- Oui je sais, André, je sais. Je disais juste ça pour plaisanter.

Dans un élan d’affection, Oscar passa son bras sous celui d’André et posa sa tête contre son épaule. Pendant un instant, Oscar eut peur d’avoir agi trop spontanément mais la passivité d’André lui assura que ce n’était pas le cas.

- Oscar ?
- Oui ? répondit la jeune fille dans un souffle.
- Comment t’appelais-tu avant de devenir Oscar Grandier ?
- Océane.
- Mmh ta mère a certainement dû être fascinée par le bleu de tes yeux pour te trouver un si joli nom.

En entendant les dernières paroles d’André, Oscar ne put s’empêcher de réprimer un sourire.

- Merci André, ce que tu me dis me touche énormément.

Oscar avait honte, terriblement honte. Comment avait-elle pu un instant remettre en cause l’affection qu’il lui portait ? Elle se promit de ne plus jamais douter de lui. Effrayée à l’idée de le perdre, Oscar serra le bras d’André plus fort. Le jeune homme s’en aperçut et crut bon de mettre un terme à leur étreinte. Oscar était si proche et l’ambiance si prompte aux ébats amoureux … qu’il craignait de commettre une erreur. Oscar était différentes de toutes ces femmes qu’il avait l’habitude de fréquenter. Elle était pure et innocente. Plus que tout André souhaitait la protéger des hommes, la protéger… de lui.

Rompant la magie du moment, André se leva et tendit une main à Oscar.

- Viens Oscar, il est temps de rentrer à présent. Imagine que tu tombes malade, mon père fera certainement quérir un médecin pour te soigner… s’il t’ausculte et découvre que tu es une fille, sois certain que mon père en sera le premier averti…

A cette pensée, Oscar blêmit.

- Tu ne lui diras jamais que je suis une fille, n’est-ce pas André ? Tu me le promets ?

André éclata de rire en percevant le trouble de la jeune fille.

- Tu as ma parole, Oscar, jamais je ne divulguerai ton secret à qui que ce soit… Ne me dis pas que tu en doutais ?
- N… non bien sûr que non… articula maladroitement Oscar, il est…

André ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase. Coupant court à toute discussion, André attrapa la jeune fille par le bras et l’entraîna vers la propriété des Jarjayes.

- Dépêche-toi ou Grand-mère va finir par se rendre compte de notre absence !!
- Oui !

Oscar était plus heureuse que jamais. Comment aurait-elle pu à cet instant se douter de ce que lui réservait l’avenir ?

Six années s’écoulèrent. André et Oscar étaient tous deux conscients de la force de leurs sentiments respectifs mais n’avaient absolument rien fait pour que leur relation évolue. Ils ne souhaitaient à aucun prix gâcher leur amitié. Surtout Oscar. Pour André, les raisons étaient quelque peu différentes. S’il ne souhaitait pas analyser de manière plus approfondie les sentiments qui l’animaient, c’était avant tout pour la protéger. Il ne voulait pas que la vie la blesse. André la connaissait mieux que quiconque et savait pertinemment que derrière ses apparences de garçon manqué, Oscar était une femme fragile qui souffrirait certainement d’être traitée plus bas que terre si jamais leur relation amoureuse éclatait au grand jour. La colère qui ne manquerait pas de s’abattre sur eux si le général venait à découvrir qu’Oscar était une femme ne serait rien en comparaison de la haine féroce que leur vouerait probablement une bonne partie des membres du Clergé et de la Noblesse en apprenant leur union. Il n’y avait qu’à voir les regards méprisants que lançaient certains nobles à ceux qui osaient enfreindre les règles de la société. L’union d’un noble et d’un roturier avait toujours été perçue comme une grave atteinte à la morale publique et cela ne changerait sans doute jamais. Afin d’éviter qu’Oscar ne souffre (il n’y avait pas besoin d’être voyant pour remarquer l’affection particulière que celle-ci lui portait), André devait à tout prix réprimer son amour quitte à lui faire croire que son cœur était déjà pris.

Le lendemain d’une prestigieuse soirée à Versailles, Oscar pénétra dans la chambre d’André pour le réveiller. A presque 11 heures, le jeune homme n’avait toujours pas daigné sortir du sommeil. La soirée avait dû être éreintante. Oscar soupçonnait l’aristocrate de s’être livré à ses jeux de séduction coutumiers. La jeune fille soupira. Elle avait beau être habituée à ses excentricités, le fait de l’imaginer dans le lit d’une autre lui faisait toujours aussi mal. Les derniers potins de la Cour n’étaient pas là pour la rassurer. Selon les dernières rumeurs, toutes les femmes de Versailles ne rêvaient que d’une chose : partager la couche du jeune aristocrate. Ah ! Que ces mijaurées aillent tous au diable ! Oscar n’en avait cure. Quoiqu’elles fassent elles ne gagneraient jamais son cœur ! André n’était amoureux d’aucune d’entre elles, il ne faisait qu’y prendre du plaisir ! André ne pensait à rien d’autre qu’à s’amuser et à faire enrager son père… du moins l’espérait-elle. Si jamais André s’entichait d’une de ces pimbêches, Oscar ne s’en remettrait probablement jamais. Non, André ne devait pas tomber amoureux ! Il ne devait pas… Quelques fois, Oscar espérait qu’elle pourrait vivre avec lui une histoire d’amour aussi belle et passionnée que celle de la Reine et du Comte Axel de Fersen. Leurs sentiments lui paraissaient si forts, si vrais. La jeune femme les admirait vraiment beaucoup. Ils constituaient un peu son modèle de couple, celui qu’elle aimerait un jour former avec André.

« Bon, cesse de te lamenter sur ton sort ma fille ! Pense plutôt à réveiller ce paresseux ! »

Certaine qu’il n’apprécierait pas ce geste, Oscar approcha sa main de son visage et lui pinça le nez.

- Aïïïe !!! Mais qu’est-ce qui te prend Oscar, tu m’as fait mal !!
- Oui, je sais, mais ça t’apprendra à jouer les marmottes !
- Tu es dure, là. J’ai bien cru que j’étais attaqué, moi !
- Probablement par les maris des femmes avec lesquelles tu as fricoté hier soir… n’ai-je pas raison ? Ne s’agit-il pas là de ton pire cauchemar ?

Oscar rougit lorsqu’elle se rendit compte du contenu exact des paroles qu’elles venaient de prononcer. Elle n’avait jamais eu l’intention d’utiliser ces mots. Mais pourquoi diable avait-il fallu qu’elle soit si impulsive ?

- Tu es bien énervée ce matin, Oscar. Quelque chose ne va pas ? fut la réponse innocente d’André.
- Non tout va bien. Habille-toi, Grand-mère t’attend.
- A vos ordre chef ! Euh… peux-tu te retourner s’il te plaît… Je ne crois pas que tu apprécierais si je me présentais devant toi nu comme un ver…
- O…oui tout de suite !

Oscar se retourna, gênée. André eut un petit rire discret puis commença à s’habiller. Une fois sa tâche accomplie, le jeune homme s’approcha de son amie à pas de loup et lui mit les mains sur les yeux. Oscar sursauta.

- Arhhhhhh !
- Ca y est j’ai fini, tu peux te retourner ! cria André avant de retirer ses mains.

La jeune fille pivota brusquement sur elle-même. Ses yeux le foudroyèrent sur place.

- Mais ça ne va pas de me faire une peur pareille !! Nous ne sommes plus des enfants que je sache !
- Désolé Oscar, tu étais la victime idéale !… Bon maintenant que je suis prêt, nous pouvons y aller !

André fit quelques pas en direction de la porte puis se retourna.

- Tu viens Oscar ?
- André, j’ai une question à te poser.
- Vas-y, je t’écoute. Mais pourquoi prends-tu cet air si grave ?
- Tu accumules les conquêtes ces derniers temps et je me demandais si l’une d’entre elle ne t’avait pas volé ton cœur.
- Mais que me chantes-tu là Oscar ? Tu sais bien que je ne fais ça que pour mettre en rogne mon père !
- Alors pourquoi t’absentes-tu aussi souvent de la maison ces derniers jours ? Je suis sûre que tu as une maîtresse attitrée !
- Mais non, enfin Oscar, que vas-tu imaginer ? Je… Mais… tu pleures ?

A bout de nerfs, Oscar n’avait pu contenir ses larmes plus longtemps.

- Je ne supporte plus cette situation, André. J’ai fait des efforts pourtant. Mais je dois te dire ce que j’ai sur le cœur. Que cela affecte ou non nos rapports, je dois te dire ce que je ressens pour toi.
- Oscar…
- Je t’aime André. Je t’aime depuis notre première rencontre il y a de cela 8 ans maintenant.

Tout en prononçant ces paroles, Oscar avança vers André et lui prit la main.

- Je t’en prie, André, ne me rejette pas ! Accepte l’amour que je t’offre. J’ai tellement besoin de toi…

André était pétrifié par ces révélations. Même si le fait qu’Oscar nourrisse de tels sentiments à son égard n’était pas une nouveauté pour lui, jamais André ne serait attendu à ce qu’elle le lui avoue clairement. Lui aussi l’aimait, il en était certain mais elle ne devait pas savoir. Pour son bien, Oscar devait continuer d’ignorer la véritable nature de ses sentiments pour elle.

- Oscar, je suis touché de l’amour que tu me portes, mais je suis malheureusement incapable de te le rendre. Mon cœur appartient déjà à une autre.

Il lui fallait maintenant trouver le nom de cette personne car Oscar ne méritait pas qu’il la laisse ainsi dans le flou. Un seul nom lui vint à l’esprit, celui de celle qui avait autrefois été sa conquête la plus insensée : la Reine Marie-Antoinette de France.

A suivre…

Une Réponse à “Fanfiction Lady Oscar – Océance Grandier et André François de Jarjayes – Chapitre 4 : La déclaration”

  1. Sabine dit :

    A quand la suite

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