Fanfiction Lady Oscar – Océance Grandier et André François de Jarjayes – Chapitre 6 : Le bal

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : Le Général de Jarjayes accepte qu’Oscar Grandier devienne le compagnon de jeu de son fils André sans savoir que cet enfant est en réalité une fille

 

Chapitre 6 : Le bal

Trois mois plus tard, dans le hall d’entrée des Jarjayes.

André faisait les cents pas devant le grand escalier, désespérant qu’Oscar finisse un jour de se préparer. Le jeune aristocrate avait les nerfs à fleur de peau. Il ne cessait de s’interroger sur les raisons qui avaient bien pu pousser Oscar à l’accompagner au bal. Elle devait pourtant s’en douter, Marie-Antoinette serait là. Alors pourquoi avait-elle insisté pour être sa cavalière ? Cette situation ne lui plaisait guère. Si jamais quelqu’un la reconnaissait en dépit de ses vêtements féminins et que cela parvenait aux oreilles de son père, Oscar risquerait d’avoir de graves ennuis. Elle serait probablement chassée de la famille sans aucun ménagement. Et cela, André ne le souhaitait pour rien au monde. Ah s’il avait fait plus attention à ne pas être entendu lorsqu’il avait demandé à Rosalie, une jeune orpheline qu’il avait pris sous sa protection il y a de cela deux mois, de l’accompagner à cette soirée, André n’en serait pas là aujourd’hui. Malheureusement Oscar avait tout entendu et s’était instantanément proposée de lui servir de cavalière. André avait été très surpris de sa requête, d’autant que leurs relations n’étaient pas au beau fixe ces derniers temps. Depuis qu’André avait rejeté l’amour d’Oscar, celle-ci avait complètement changé de comportement. Elle qui était naguère si vive et spontanée s’était complètement refermée sur elle-même. Depuis trois mois, Oscar n’était plus que l’ombre de celle qu’elle était autrefois. Le feu qu’il admirait tant chez elle semblait s’être éteint depuis ce fameux matin où il l’avait repoussée. André se sentait coupable de ce changement subit chez la jeune femme mais savait qu’il avait agi pour le mieux. S’il lui avait ouvert son cœur, les deux amants auraient alors dû se cacher au risque de s’attirer les foudres d’une société sclérosée. Et il n’était pas question qu’une telle situation se produise ; André aurait alors eu l’impression de traiter Oscar de la même manière que toutes ses conquêtes pour qui il n’avait jamais éprouvé l’once d’un sentiment amoureux.

La seule qui avait un tant soit peu su attendrir son cœur avait été la reine Marie-Antoinette. Sa spontanéité et son innocence l’avaient beaucoup touché. Elle n’était pas comme ces autres femmes qui ne cherchaient qu’à multiplier les plaisirs et les interdits. Non, Marie-Antoinette voulait simplement vivre et connaître le grand amour, chose que lui interdisait son rang. Elles n’avait connu que trois hommes dans sa vie : le roi qu’elle avait été obligé d’épouser contre son gré, le Comte Hans-Axel de Fersen à qui elle vouait une passion sans borne et… lui, André François de Jarjayes. Le jeune aristocrate ne savait pas exactement ce que la reine éprouvait pour lui mais quoiqu’il en soit celle-ci avait tenu à le revoir ce soir. André n’avait pas pu refuser. Mais s’y rendre seul aurait été une folie, tant pour lui que pour la Reine, on ne devait à aucun prix se douter qu’ils se fréquentaient. Le moindre faux pas et les rumeurs pleuvraient. André avait donc pensé emmener Rosalie, il lui fallait quelqu’un de confiance. Mais Oscar avait tout entendu et s’était proposée de l’accompagner à la place de cette dernière. Oscar semblait tellement décidée qu’André n’avait pas eu le cœur à refuser.

Oscar se regarda une dernière fois dans la glace avant de se décider à rejoindre André. En prenant le risque de l’accompagner à ce bal, Oscar espérait secrètement parvenir à le séduire. Jusqu’à présent la jeune femme s’était toujours présentée à lui, vêtue de ses vêtements masculins. Il était évident que vu sous cet angle, Oscar ne pouvait rivaliser avec les dames de la Cour et encore moins avec Marie-Antoinette. Mais ce soir, la situation évoluerait peut-être. La magnifique robe de taffetas bleu turquoise dont elle était vêtue allait peut-être lui ouvrir les portes d’un amour trop longtemps convoité. La jeune femme inspira profondément puis descendit les marches du grand escalier avec toute la grâce et l’élégance dont elle était capable. Mais contrairement à ses espérances, André ne manifesta pas le moindre trouble en la voyant. Oscar en fut profondément déçue. Pas même un simple petit clin d’œil. André était resté de marbre en l’apercevant. La jeune femme commençait sérieusement à douter de sa féminité.

André accompagna Oscar jusqu’au carrosse et l’aida à monter. Dieu qu’elle était belle ! André n’en revenait pas… Il n’aurait jamais cru que les vêtements féminins lui allaient si bien… Lorsqu’elle était apparue en haut des escaliers, le cœur d’André s’était arrêté. Il l’avait regardé descendre les marches une à une sans jamais détacher les yeux de son corps gracile. André voulait imprimer ces instants magiques dans son esprit, en prenant toutefois bien garde à ne pas laisser transparaître son émoi.

Le voyage jusqu’à Versailles fut une véritable torture pour André. Le jeune aristocrate dut fournir de sacrés efforts pour ne pas succomber à la tentation de la déshabiller du regard. Il en venait presque à redouter de franchir les portes de la salle de bal. Oscar risquait d’attiser la jalousie des femmes, sans parler du nombre de fantasmes masculins dont elle ferait certainement l’objet… Arrrrrrrrgh, André commençait déjà à regretter d’avoir accepté de se rendre à cette réception en sa compagnie…. Mais il était maintenant trop tard pour reculer…

A peine eurent-ils franchi les portes de la grande salle qu’une multitude de jeunes femmes se précipitaient sur André pour l’inviter à danser. Oscar était furieuse, c’est à croire qu’elle était invisible !! Ouch ! Oscar lâcha son mouchoir : l’une des demoiselles en furie venait de lui écraser le pied avec une délicatesse sans nom. Arh décidément, c’était bien son jour… Oscar se baissa pour ramasser son bien mais un gentilhomme la devança. Il prit le tissu entre ses doigts et le lui tendit en souriant. Oscar mit quelques temps à réagir puis finit par remercier le jeune homme. Leurs regards se croisèrent et…. oh, Oscar écarquilla les yeux de stupeur en reconnaissant l’homme qui lui faisait face… Cet élégant aristocrate au sourire ravageur n’était autre que le comte Hans-Axel de Fersen lui-même.

- M’accorderez-vous cette danse ? Je vous en prie…
- Danser…. avec vous… mais bien sûr, avec joie… répondit Oscar qui ne parvenait toujours pas à réaliser qu’elle venait de rencontrer l’homme qu’elle n’avait cessé d’idolâtrer depuis quatre ans.
- Vous me faites un grand honneur madame. Suivez-moi, nous serons plus à l’aise pour nous mouvoir au milieu de la salle.
- O… oui… euh…non, attendez il faut d’abord que je prévienne mon partenaire…

Oscar jeta un regard en direction d’André mais celui-ci était bien trop occupé à faire la cour à l’une des plus prestigieuses Duchesses de Versailles pour s’en rendre compte. Déçue, Oscar reporta son attention sur Fersen et lui rendit son sourire.

- Non, ce n’est pas grave. Je vous suis, monsieur.

Fersen conduisit Oscar au milieu de la piste de danse et passa son bras autour de sa taille. Oscar sentit le rouge lui monter aux joues au contact de sa main. C’était la première fois qu’elle dansait avec un homme qui, pour couronner le tout ne manquait pas de charme et de délicatesse. Les deux jeunes gens valsèrent un long moment, les yeux dans les yeux, s’imprégnant de la magie du moment. Fersen était un très bon cavalier. Sans lui, Oscar se serait déjà pris les pieds dans sa robe à plusieurs reprises.

Oh mais vraiment quel beau couple ! Mais regardez comme ils dansent ! Oui c’est un ravissement et monsieur de Fersen à l’air d’être ensorcelé…

- Puis-je connaître votre nom, madame ?
- Oui, bien sûr… Océane… Océane de Jarjayes.

Oscar avait répondu sans même prendre le temps de réfléchir aux conséquences d’une telle réponse.

- Océane… C’est un fort joli nom… Vous êtes une parente de Monsieur André François de Jarjayes ?
- Oui, une cousine éloignée.

Maintenant qu’elle avait commencé à mentir, autant continuer. Fersen ne la quittait pas des yeux.

- Laissez-moi vous complimenter sur votre tenue. Elle vous sied à ravir et rehausse merveilleusement le bleu de vos yeux.
- Je vous remercie monsieur. Vos compliments me vont droit au cœur.

Oscar était un peu gênée. Triste également. André ne l’avait jamais complimentée de la sorte. A ses yeux, Oscar ne pourrait certainement jamais rivaliser avec toutes les comtesses et marquises qu’il avait l’habitude de fréquenter.

Une fois la valse terminée, Oscar s’excusa auprès de Monsieur de Fersen et sortit prendre l’air dans le jardin. André n’était visible nulle part. Il ne se souciait absolument pas d’elle. Oscar soupira. La jeune fille était au bord des larmes. Elle remarqua un banc près d’un buisson et s’y dirigea d’un pas lent. C’est alors qu’elle l’aperçut. Là, dans un coin du jardin. André. Pour ne pas changer son ami de toujours était avec une femme. Il l’embrassait dans le cou et caressait sa poitrine d’une main experte. Dégoûtée, Oscar s’apprêtait à faire volte face lorsque la femme tourna la tête vers elle. Oscar étouffa un cri en reconnaissant la partenaire de son ami. Marie-Antoinette ! Il ne lui avait donc pas menti ! Leur idylle existait bel et bien. Et elle qui avait pensé que peut-être… André ne lui avait dit cela que pour éviter de la rejeter sans raison… Mais apparemment, André avait été sincère avec elle… Trop peut-être…

- Oh mon Dieu !! On nous a vu ! Oh mon Dieu…. qu’allons-nous faire ?murmura la Reine paniquée.

André releva la tête à son tour et sursauta en apercevant Oscar.

- Tu… tu étais là ?
- Mon Dieu… ça y est ma vie entière est fichue… Cette jeune personne va certainement s’empresser de colporter la nouvelle… Oh mon Dieu, Oh mon Dieu…
- Calmez-vous Majesté, je connais cette personne… elle ne fera rien de tout cela… je puis vous l’assurer…
- C’est bien vrai ?
- Oui Majesté, André dit la vérité, loin de moi l’intention de vous nuire…
- Vous m’en voyez soulagée… Merci, merci infiniment…. maintenant, si ça ne vous dérange pas, je vais rejoindre mes invités…
- Je vous en prie, Majesté, répondit André.

Une fois seuls, Oscar et André se retrouvèrent dans l’embarras le plus total, chacun essayant maladroitement de fuir le regard de l’autre. Le malaise perdura jusqu’à la fin de la soirée. Ni l’un ni l’autre n’échangèrent un mot jusqu’à ce qu’il soient finalement de retour chez les Jarjayes. Heureusement, pour eux, les parents d’André n’étaient pas encore rentrés (Je ne vous l’avais pas dit mais Papa Jarjayes et Maman Jarjayes étaient de sortie cette nuit-là ^^).

- Je monte me coucher, Oscar. Bonne nuit.
- Oui, bonne nuit.

Oscar regagna sa chambre le cœur lourd de regrets. André ne la voyait pas. Il ne la verrait sans doute jamais. A côté de Marie-Antoinette qu’était-elle de toute façon ? La Reine était belle, riche, élégante, gracieuse… Elle, n’était rien de tout ça… Même en robe Oscar n’avait su s’attirer les bonnes grâces d’André. La jeune femme était désespérée. Elle ne savait plus quoi faire pour lui plaire. Tout à coup, Oscar se figea sur place. Il ne lui restait plus qu’une seule chose à faire. Si malgré ça, André la repoussait… elle arrêterait d’espérer. Définitivement.

D’un pas décidé, la jeune fille rejoignit son ami dans sa chambre et ferma la porte. André lui tournait le dos et ne s’était pas encore aperçu de sa présence. Ce soir, Oscar se donnerait à lui. Peut-être la trouvait-il trop prude à son goût ? Si tel était le cas, il fallait que les choses changent… Oscar fit quelques pas en direction d’André et dégrafa sa robe. Le vêtement tomba au sol et Oscar se retrouva entièrement nue. C’est l’instant que choisit André pour se retourner. A la fois surpris et émerveillé par la vision de rêve qui s’offrait à lui, André dut se retenir à son lit pour ne pas perdre l’équilibre.

- O… Oscar ?
- Tu ne veux pas de moi, c’est ça ?
- Mais Oscar…

Oscar fondit en larmes.

- Je ne comprends pas André… qu’est-ce ces femmes ont de plus que moi ?
- Mais… rien, je t’assure.
- Alors pourquoi me repousses-tu ? Tu es prêt à accepter dans ton lit la première petite péronnelle qui te fait les yeux doux et moi tu me rejettes ? Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Vas-y dis-le moi !
- Enfin Oscar reprends-toi, tu ne sais plus ce que tu dis… ni ce que tu fais…

Oscar tomba à genoux et recouvrit ses yeux de ses deux mains.

- Oui, tu raison, pardonne-moi. J’ai été bête de penser que… tu puisses… vouloir…
- Ca n’a rien à voir avec le fait de vouloir ou pas Oscar, répondit André d’une voix douce tout en lui couvrant les épaules de sa veste. C’est juste que… tu es comme une s…sœur pour moi… et…

Avant qu’il n’ait le temps de terminer sa phrase, la porte s’ouvrit brusquement et le général entra en trombe dans la pièce.

- André, j’ai une grande nouvelle pour toi ! Tu viens d’être nommé colonel de la Garde ! N’est-ce pas une grande nouv… Oscar ???? Mais que… ?

A suivre…

Une Réponse à “Fanfiction Lady Oscar – Océance Grandier et André François de Jarjayes – Chapitre 6 : Le bal”

  1. sabin dit :

    a quand la suite de cette fic ?

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