Fanfiction Lady Oscar – Océance Grandier et André François de Jarjayes – Chapitre 7 : Accidents

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : Le Général de Jarjayes accepte qu’Oscar Grandier devienne le compagnon de jeu de son fils André sans savoir que cet enfant est en réalité une fille

 

Chapitre 7 : Accidents

 André et Oscar s’étaient levés en apercevant le général. Un silence pesant emplissait l’atmosphère. Le vieil officier fixait Oscar d’un air ébahi. Il n’en revenait pas. Le compagnon de son fils était donc une… une… femme ? Gênée, Oscar vint se placer derrière André. Tout son corps tremblait. Qu’allait-elle devenir maintenant que le général connaissait sa véritable nature ? Jamais il n’accepterait de la garder sous son toit. Comment le pourrait-il ? Il détestait les femmes et qui plus est, elle lui avait menti. Oscar doutait fortement que l’officier lui pardonne un jour son manque de sincérité.

Conscient des risques qu’encourait la jeune femme, André s’avança vers son père le bras tendu, lui signifiant ainsi de ne pas s’emporter sans avoir préalablement écouté ses explications.

- Père, ne vous méprenez pas ! Si Oscar vous…
- Taisez-vous ! Je ne veux pas vous entendre ! Cette jeune personne m’a menti, il n’y a pas de raison que je lui pardonne… Quand je pense que vous-même étiez au courant et que vous n’avez rien dit…
- Je… vous demande pardon, père mais je vous en prie ne congédiez pas Oscar !

André s’étonnait d’avoir pu prononcer ces mots avec autant de facilité. Laisser son père obtenir satisfaction n’était pas dans ses habitudes, bien au contraire. Mais… Oscar… Oscar était bien plus importante pour lui que sa prétendue fierté. Pour elle, André était prêt à mettre de côté son orgueil et à se soumettre aux volontés de son père pourvu que ce dernier ne décide pas de lui faire quitter la propriété des Jarjayes.

Bien qu’abasourdi par l’attitude insolite de son fils, le général ne dérogea pas à ses habitudes et feignit l’indifférence.

- Vos excuses ne changeront rien ! Oscar, vous êtes renvoyée ! Faîtes vos paquets sur le champ ! Et que je ne vous recroise plus jamais !

Le général était hors de lui. Cette fille n’aurait jamais dû lui mentir ! Elle avait trahi sa confiance. Une femme… Oscar qu’il avait élevé comme son propre fils… n’était qu’une… femme. Grâce à lui cette dernière avait bénéficié d’avantages que sa naissance et son sexe lui interdisaient. S’il l’avait su plus tôt, jamais l’officier n’aurait accepté qu’elle intègre la demeure des Jarjayes. Quelle honte pour la famille Jarjayes si son entourage venait à apprendre cette terrible mascarade ! On le montrerait du doigt pour avoir permis qu’une femme et qui plus est une roturière soit éduquée selon des principes masculins. Non, décidément, le vieil homme ne pourrait tolérer une telle humiliation. Oscar devait partir.

Encore sous le choc de ce qu’elle venait de vivre quelques temps avant que le général ne franchisse la porte de la chambre, Oscar sentit les larmes lui monter aux yeux. Le général pouvait bien la congédier, cela n’avait plus aucune importance. Elle ne pourrait plus vivre aux côtés d’André de toute façon. Elle avait mis de côté sa pudeur afin qu’il la considère enfin comme une femme, et il l’avait rejetée. Comment pouvait-elle seulement oser le regarder en face après s’être ainsi humiliée de la sorte ?

Le militaire serra les dents. A en juger par l’état de la jeune femme, les deux amis s’apprêtaient à commettre la pire des folies. Oscar s’était permise de séduire son fils. Sa nudité en était la preuve accablante. Le général ne souhaitait pas que son fils se compromette avec une roturière. Qu’ils profite du lit des plus grandes dames de la Cour passait encore mais qu’il entretienne des relations physiques avec une femme issue du peuple, l’officier ne pouvait l’accepter. Il lui fallait mettre un terme à cette relation le plus rapidement possible. Cette mésalliance constituait pour le militaire une raison supplémentaire de congédier la jeune femme. Quitte à s’attirer les foudres de son fils, le général devait se débarrasser d’Oscar une fois pour toutes.

- Je croyais pourtant avoir été clair ! Je vous somme de quitter cette maison sur le champ ! Mon fils ne s’encanaillera pas avec la petite-fille d’une domestique ! Il ne sert à rien d’essayer d’attirer ses faveurs !

Les derniers mots du général furent plus qu’Oscar ne pouvait en supporter ! Sans attendre une seconde de plus, la jeune femme se saisit de sa robe et quitta la pièce en larmes.

- Oscar !

André tenta de la suivre mais fut interrompu dans son élan. Le général avait saisi son fils par le bras, l’empêchant ainsi de rejoindre celle qu’il aimait.

- Ne la suis pas André ! Je t’en conjure mon fils, ne la suis pas !
- Je n’ai pas d’ordre à recevoir de vous ! Votre attitude est abject père ! Comment avez-vous pu la traiter aussi vulgairement alors qu’il y peu vous la considériez comme votre fille ?
- Non pas comme ma fille mais comme mon fils…
- Lâchez-moi, vous me dégoûtez !

André était horrifié par l’attitude de son père. Se libérant brusquement de la poigne de ce dernier, le jeune homme quitta la pièce en trombe. Il devait à tout prix rattraper Oscar avant qu’il ne soit trop tard !

André atteignit la chambre d’Oscar au moment où cette dernière en sortait.

- Oscar, je t’en prie ! Reste !

Oscar leva deux yeux remplis de larmes vers son ami.

- Comme si tu n’avais pas entendu ce qu’avait dit ton père… Je ne suis plus la bienvenue ici…
- Oscar, mon père était en colère… il ne pensait pas ce qu’il disait… Reste, je t’en prie… je le convaincrai de reconsidérer sa décision…
- Non ce n’est pas la peine, André. Ton père ne changera pas d’avis… J’aurais dû me douter que ma place n’était pas ici.

Oscar se dirigea vers les escaliers d’un pas décidé. André se plaça devant elle et la saisit par les épaules.

- Oscar, sois raisonnable ! Tu ne peux pas partir comme ça en pleine nuit ! Où iras-tu ?
- Je me débrouillerai… maintenant laisse-moi passer !
- NON !
- J’ai dit laisse-moi passer !

Comme André ne se décidait toujours pas à la laisser tranquille, Oscar lui décocha un bon coup de poing dans l’abdomen. Surpris par tant de détermination, le jeune homme vacilla et porta les mains à son ventre. Oscar en profita pour dévaler l’escalier. Lorsqu’il retrouva ses esprits, André lui emboîta le pas.

- Oscar ! Oscaaaaaaaar ! Tu ne peux pas partir comme ça ! Attends Oscar ! Que va dire Grand-mère ?
- Grand-mère comprendra ! En plus ton père ne la licenciera pas ! Il a trop besoin d’elle !

Plus que quelques mètres et Oscar atteindrait l’écurie. Il fallait qu’elle quitte au plus vite cette maison avant que sa volonté ne s’effrite. Arrivée devant l’un des box, Oscar ne put poursuivre son action. Une main puissante venait de lui saisir le poignet et la forçait maintenant à se retourner. Avant qu’elle n’ait pu dire quoi que ce soit, les lèvres de son agresseur happèrent sa bouche avec passion. Les yeux d’Oscar s’agrandirent d’effroi au contact de la langue de son assaillant. Incapable de retenir plus longtemps le feu qui brûlait en lui, André n’avait pas mesuré l’ardeur de son baiser. Lorsqu’il se rendit compte de sa hardiesse, le jeune homme interrompit brutalement son action et fixa Oscar, le cœur battant. Une gifle magistrale s’abattit sur sa joue sans même lui laisser le temps de reprendre son souffle. Dépité, André resta cloué sur place. Les yeux grands ouverts, le jeune aristocrate tentait de rassembler ses esprits. La situation lui échappait totalement. Le baiser… la gifle… tout s’était passé si vite…. Oscar écarquilla les yeux de stupeur lorsqu’elle réalisa son geste. Cette claque n’avait jamais été dans ses intentions. Elle avait agi par pur réflexe. Les deux jeunes gens se regardèrent un instant sans comprendre puis Oscar plaqua sa main droite contre sa bouche afin d’étouffer un début de sanglot. Elle ne pouvait plus penser, elle ne voulait plus penser… Il fallait qu’elle parte, oui qu’elle parte loin d’ici… loin d’André… Tant d’émotions contradictoires bouillonnaient en elle qu’elle préférait fuir la réalité plutôt que l’affronter. Sans attendre, Oscar se hissa sur le premier cheval venu et s’élança hors de l’écurie, le visage noyé par le chagrin.

André mit quelques secondes avant de sortir de sa léthargie et ne s’aperçut pas tout de suite qu’Oscar était partie. Lorsqu’il s’en rendit compte, la panique s’empara de lui. Il devait à tout prix la rattraper. Non seulement il ne voulait pas la perdre mais l’idée de la savoir seule en pleine nuit l’horrifiait au plus haut point. Avec la rapidité de l’éclair, André enfourcha sa monture et sortit de l’écurie. Alors qu’il éperonnait le flan de son cheval, une silhouette se dressa sur son chemin interrompant sa course. Conscient du danger qu’encourrait l’homme s’il n’arrêtait pas sa course, André tira fortement sur les rênes. Le cheval hennit, se cabra mais ne put éviter l’obstacle. L’un des sabots envoya l’homme valser à terre. Dès que ses bottes eurent touché le sol, André se précipita vers la victime pour constater les dégâts. Les yeux du jeune aristocrate s’agrandirent d’horreur lorsqu’il reconnut l’homme qui lui faisait face.

- Père ! Oh mon Dieu père ! Mais pourquoi…. ? Pourquoi avez-vous fait çà ? Père ! Père !

Aucune réponse ne lui parvint. Le général gisait inerte sur le sol. Paniqué, André se pencha sur le visage de son père et poussa un soupir de soulagement en sentant la caresse de son souffle sur sa joue.

- Tenez bon, père ! Je vais vous ramener à la maison et demander à ce que l’on envoie chercher un médecin sur le champ !

André souleva l’officier et le fit grimper sur son dos. Il n’y avait pas de temps à perdre. Il devait le ramener au plus vite à l’intérieur afin que Grand-mère puisse lui prodiguer les premiers soins en attendant le médecin. André franchit les portes de l’écurie et se dirigea vers la propriété. Des larmes s’échappèrent de ses yeux tandis qu’il marchait. Oscar qu’il aimait plus que tout était partie. Elle était seule, sans défense dans une campagne hostile et lui était resté là, il ne l’avait pas suivie. Mais comment aurait-il pu ? Abandonner son père blessé aurait été la pire des ignominies. Même si André tenait le général pour responsable du départ d’Oscar, il n’en restait pas moins son père. Il ne pouvait pas l’abandonner, non il ne pouvait pas. S’il partait maintenant, il le tuerait. Jamais son père ne se remettrait de son départ. Le jeune homme en avait l’intime conviction. André pressa fortement les paupières. Deux nouvelles larmes dévalèrent ses joues.

« Oh Oscar… Pourvu qu’il ne t’arrive rien !… Oscar… Dès que mon père ira mieux, je partirai à ta recherche et te ramènerai ici… en sûreté… j’en fais la promesse solennelle. »

Oscar galopait aussi vite qu’elle le pouvait. Elle voulait fuir, fuir au plus vite de cette réalité qui la faisait souffrir. Le vent fouettait son visage et balayait ses larmes. Cette sensation n’était pas déplaisante, loin de là. Elle la rassurait. Le contact du vent sur son visage lui donnait l’impression que quelqu’un veillait sur elle et cherchait à apaiser la détresse qui s’emparait d’elle. La jeune fille en voulait plus, encore plus. Oui, plus de vent, de vitesse. Elle en avait besoin. Oscar accéléra l’allure. Encore et encore. Soudain, l’animal se cabra. Un renard venait de traverser la route à vive allure. Oscar qui n’eut pas le temps de s’accrocher à la crinière, fut éjectée brutalement au sol.

Tandis qu’elle perdait connaissance, Oscar entendit les pas précipités d’un homme se rapprocher d’elle. Elle essaya de maintenir les yeux ouverts mais en vain. Bientôt les ténèbres la happèrent. Parvenu à ses côtés, le mystérieux inconnu la souleva et l’emmena jusqu’à son carrosse.

- Fouettez cocher ! Cette jeune fille est très mal en point. Il lui faut à tout prix un médecin !

Le cocher ne se le fit pas dire deux fois et fouetta son cheval avec force. Le carrosse disparut dans la nuit et ce n’est qu’une bonne heure plus tard qu’il parvint à destination. L’immense propriété des Fersen lui faisait maintenant face dans toute sa splendeur.

A suivre…

Une Réponse à “Fanfiction Lady Oscar – Océance Grandier et André François de Jarjayes – Chapitre 7 : Accidents”

  1. Bibine dit :

    A quandla suite

Laisser un commentaire

 

Actualité de la Télévision |
Site de la serie " De tout ... |
LES DiiViiNES'.. |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Pub et Com
| De Tout Mon Coeur
| Mes séries TV préférées