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Fanfiction Lady Oscar – Trahison – Chapitre 6 : La fuite

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : Après avoir été blessé, capturé et jeté en prison, André découvrira qu’Oscar est gravement malade. Le jeune homme mettra alors tout en oeuvre pour tenter de lui sauver la vie…

 

Chapitre 6 : La fuite 

Affolé, je me précipitai vers le corps immobile d’Oscar, bientôt suivi par Fersen, qui avait finalement bien voulu lâcher mon col. Je lui soulevai la tête et caressai son visage d’une main tremblante.

- Oscar, Oscar, est-ce que tu m’entends ? OSCAR !!

Mais aucun son ne me parvint. Ses paupières étaient closes et son visage, d’une pâleur sans pareil. A mon grand désespoir, Oscar avait bel et bien perdu connaissance. Je sentais mon cœur se serrer à l’idée qu’elle ne puisse plus jamais ouvrir les yeux. Si une telle chose devait arriver, je crois bien que jamais je ne m’en remettrais.

Fersen se pencha à son tour sur le corps d’Oscar. Il approcha lentement la main de son visage puis la retira aussi sec. Son corps était parcouru de tant de tremblements qu’il ne parvenait plus à se contrôler. Il se laissa tomber au sol. Il semblait anéanti. On aurait dit que le monde s’écroulait autour de lui.

- André… Mon Dieu, André… Mais que lui arrive-t-il ? Oscar est… malade ?… Je…Je ne le savais pas…
- Si vous m’aviez écouté jusqu’au bout la dernière fois, vous l’auriez su… Mais bon, trêve de bavardage, aidez-moi à porter Oscar, nous allons la ramener chez son mari !
- La ramener ? Mais tu n’y penses pas, André ! Cet homme ne pourra rien faire pour elle… C’est juste un médecin de campagne… Non, André mieux vaut que je l’emmène chez moi en Suède… J’ai de l’argent…
- En Suède ? Mais vous plaisantez, j’espère ! Le voyage la tuera !
- Et si elle reste ici, que crois-tu qui lui arrivera ? Non, je te le répète, André, il faut lui faire quitter la France… Les meilleurs médecins français sont à Paris et en ce moment, c’est une vraie folie d’y aller !
- Et pourtant, s’il le faut, j’irai ! Contrairement à vous, la vie d’Oscar est ce à quoi je tiens le plus au monde !

J’étais injuste avec lui et je le savais mais malgré la gravité de la situation, je ne pouvais m’empêcher de ressentir de la jalousie envers lui. De la colère aussi, pour m’avoir cru capable d’abandonner Oscar sans raison valable.

- Mais c’est du suicide, André !clama Fersen tout en essayant de masquer la douleur qu’avaient provoqué en lui mes dernières paroles.

Fersen avait raison, je ne le savais que trop mais mon orgueil m’interdisait de lui céder aussi facilement. Je soupirai. Mes yeux se posèrent sur le visage d’Oscar. La pâleur de ses traits était saisissante. Je ne voulais pas la perdre, non, je ne voulais pas la perdre ! Peu importait ma fierté ! Qu’elle aille au diable !

- Oui, vous avez sans doute raison, Fersen. Bon, hé bien, je crois que le mieux que nous ayons à faire pour l’instant est de la ramener chez elle. Nous déciderons ensuite de ce qui est le mieux pour sa santé. Car vous en conviendrez, Oscar n’est absolument pas en état de supporter un plus long trajet.
- Très bien, André, emmenons-la chez elle. J’admets qu’il s’agit là de la solution la plus sage vu les circonstances.

Accompagnant le geste à la parole, Fersen passa l’un des bras d’Oscar autour de son cou. Le suédois affichait désormais un air déterminé. Je n’en fus pas mécontent car sans son soutien il m’aurait été très difficile de porter secours à Oscar. Je l’imitai donc et nous nous préparâmes à affronter la tempête pour rejoindre les chevaux. La route fut longue et difficile. La pluie, mêlée au vent, tombait à verse et freinait grandement notre progression. Lorsque nous parvînmes enfin près des chevaux, la tempête redoubla de violence. Il nous fallut fournir beaucoup d’efforts pour hisser Oscar sur son cheval. Une fois ce problème résolu, Fersen et moi convînmes silencieusement du regard que j’étais le plus à même d’accompagner Oscar durant le trajet. Je montai donc derrière elle tandis que Fersen rejoignait sa propre monture. Le suédois se saisit de la bride de mon cheval et nous nous mîmes en route.

Mon esprit n’était pas en paix. Malgré toute la bonne volonté dont j’essayais de faire preuve, l’image d’une Oscar à moitié nue sous le suédois ne cessait de me hanter. L’aimait-elle encore ? A moins qu’il ne s’agisse d’un simple moment d’égarement ? Cette seconde hypothèse me semblait malheureusement peu probable. Je connaissais trop bien Oscar pour savoir qu’elle ne se donnait pas au premier venu. Elle l’aimait encore, cela ne faisait aucun doute. Une profonde tristesse m’envahit. Je me sentais totalement désarmé face au suédois. Par je ne sais quel miracle, Fersen avait toujours su allumer la flamme en Oscar. Alors que moi…

Je commençai sérieusement à douter qu’Oscar ait un jour éprouvé plus que de la tendresse à mon égard. Peut-être devrais-je m’éclipser de sa vie une fois pour toute ? S’il y avait une chose dont je me sentais incapable, c’était bien de forcer Oscar à partager mes sentiments. Non, il valait mieux que je parte. C’était mieux ainsi. Et puis, de toute manière, quelle vie aurais-je pu lui offrir ? Je n’étais qu’un pauvre roturier désargenté dans l’incapacité de subvenir aux besoins de la femme qu’il chérissait plus que tout. Sans parler de sa maladie. Non, j’en étais convaincu à présent, Fersen était l’homme qu’il lui fallait. Non seulement celui-ci pourvoirait à ses besoins mais lui offrirait également la chance de vivre heureuse ! Ce bonheur, seul Fersen pourrait le lui procurer. Je n’étais pas de taille face au géant suédois.

« Une fois arrivé chez Monsieur Ferguson, je m’éclipserai discrètement et Oscar n’entendra plus jamais parler de moi. »

***

Lorsque j’ouvris les paupières, Monsieur Ferguson était penché sur moi.

- Oh, ma mie, vous revenez enfin à vous !! Si vous saviez à quel point j’ai eu peur de vous perdre !!!

Mu par une tristesse infinie, le vieil homme me prit la main et la couvrit de baisers. Les traits de mon visage s’adoucirent.

- Je suis désolée de vous avoir causé du souci, mon ami. Je vois bien combien vos paroles sont sincères.

A ces mots, l’homme releva la tête et sourit tristement. Malgré tous mes efforts, je ne pus m’empêcher de le plaindre.

- Ah, j’oubliais de vous dire, jeune damoiselle. Un gentilhomme vous attend au salon. Il a veillé sur vous toute la nuit.
- Ah ? André est ici ?

Mon visage s’éclaira. Ainsi, il m’avait pardonné mon écart de la veille… Comme j’étais heureuse, j’allais enfin pouvoir le serrer dans mes bras ! Peu importait la raison pour laquelle André avait implicitement autorisé ce mariage… Je l’aimais et c’est tout ce qui comptait… André m’aimait aussi, j’en étais certaine, autrement jamais ses yeux n’auraient exprimé tant de tristesse en me surprenant à moitié nue dans les bras de Fersen.

- André vous dites ? Non, non, vous vous trompez, ma chère. Il s’agit du Comte Axel de Fersen.
- Le Com… comte Axel de Fersen ?

Ainsi ce n’était pas André.

« Oh André, André pourquoi me laisses-tu seule à nouveau ? Ne comprends-tu donc pas à quel point je t’aime… ! »

- Je m’excuse de vous poser cette question, mais n’y avait-il personne auprès de Fersen… cette nuit je veux dire ?
- Non, pas à ma connaissance, belle enfant.
- Oh…

Le désappointement était tel que je sentis les larmes me monter aux yeux.

- Je ne vous dérange pas ?
- Non, entrez cher Comte, de toute façon, j’allais m’en aller. Je vous laisse en tête à tête avec ma femme
- Merci, Monsieur.

Monsieur Ferguson quitta la pièce. Fersen prit place à côté de moi et posa sa main sur la mienne.

- Vous sentez-vous mieux, Oscar ?

Devant l’air si inquiet du suédois, je ne pus m’empêcher de sourire.

- Oui, ne vous inquiétez pas Fersen, je vais très bien. Peut-être un peu lasse, mais sans plus.
- Vous m’en voyez ravi, Oscar. Je crois que jamais de ma vie, je n’avais ressenti pareille inquiétude. J’ai vraiment cru devenir fou en vous voyant ainsi perdre connaissance !!! Après le moment que nous venions de partager quelques temps plus tôt, jamais je n’aurais pu imaginer une seule seconde que vous soyez souffrante. Vous étiez si belle Oscar ! Si belle ! Votre beauté m’aveuglait !

Ces dernières paroles suffirent à me déstabiliser complètement. Une fois de plus, mes joues s’empourprèrent et j’eus bien du mal soutenir son regard.

- Ah si seulement, je m’étais rendu compte de votre état plus tôt !
- Vous n’y êtes pour rien Fersen, vous ne pouviez pas savoir… parvins-je à articuler malgré mon gêne. Et pour ce qui est de… de… enfin vous voyez de quoi je veux parler…
- Oui, Oscar, je vois très bien ce que vous voulez dire…. vous considérez cela comme une grossière erreur… hé bien moi non !! J’avais envie de vous Oscar…
- Fersen, je vous en prie…
- Non, écoutez-moi Oscar… Il faut que vous compreniez… Je vous aime et j’aimerais passer le reste de ma vie avec vous… Je vous en prie, Oscar, reconsidérez ma proposition de mariage… J’ai de l’argent Oscar, je pourrai vous faire parvenir les meilleurs soins ! Je ne veux pas vous perdre Oscar, j’ai besoin de vous…
- Je ne sais quoi vous dire, Fersen, je…
- Prenez le temps d’y réfléchir, je vous en prie.

Fersen se leva et déposa un baiser sur mon front.

- Je vous laisse vous reposer, à présent, Oscar mais je vous en prie prenez le temps d’y réfléchir. Tout ce que je souhaite, c’est votre bonheur. Et ce bonheur moi seul peut vous l’apporter. André partage certainement cette opinion, autrement il ne serait pas parti loin de vous, sachant que j’étais à vos côtés…
- Très bien, j’y réfléchirai, Fersen. Je vous promets d’y réfléchir. Maintenant laissez-moi seule, voulez-vous.
- Mais bien sûr, Oscar. Reposez-vous bien.

Fersen quitta la pièce, me laissant seule avec mes démons. Se pourrait-il que Fersen ait raison ? Se pourrait-il qu’André ait implicitement donné son accord à cette union ? Je me sentais plus lasse que jamais. Apparemment, tout le monde semblait conscient ce qui était le mieux pour moi mais finalement personne ne se préoccupait de savoir ce que je désirais vraiment. Bien, c’était décidé, je ne me laisserais plus faire. J’allais montrer à tous que l’on ne pouvait décider impunément de mon bonheur sans me consulter.

***

Pleine de résolutions, je descendis les marches et rejoignis Fersen dans le salon.

- Ah vous voilà enfin Oscar ! Je vous attendais. Alors, avez-vous finalement pris votre décision ?
- Oui et c’est justement de cela que je souhaitais vous entretenir.
- Je vous écoute.
- Asseyons-nous d’abord. Nous serons plus à l’aise pour discuter.
- Comme vous voudrez, Oscar.

Et nous nous assîmes côte à côte sur le canapé.

- Comprenez-moi Fersen, je ne vous dis pas ça de gaieté de cœur, mais sachez qu’il m’est impossible de vous épouser. Je ne nie pas que vous me plaisez toujours mais mon cœur appartient à un autre. Et il m’est impossible d’aller à l’encontre de mes sentiments. De plus comme je vous l’ai déjà dit l’autre, jour, je suis mariée.
- Oscar, je…
- Ecoutez-moi, Fersen. Je comprends que le fait d’avoir été rejeté par la Reine vous ait fort affecté. Mais soyez honnête avec vous-même. Vous l’aimez toujours. Une passion aussi brûlante que la vôtre ne peut pas s’éteindre comme ça du jour au lendemain. Est-ce que je me trompe ?
- Oui, vous vous trompez, Oscar. J’aimais la Reine, mais ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, mon cœur ne bat que pour vous.
- Fersen…

Je ne savais plus que dire. Son attachement pour moi était si pur, si sincère que j’en étais toute retournée.

Je n’eus pas le temps de m’apitoyer plus longuement sur mon sort. Un bruit sec venait de se faire entendre. Nous tournâmes la tête vers la porte et eûmes la désagréable surprise de voir la pièce envahie par une horde d’hommes masqués et armés. Je me levai d’un bond, prête à bondir sur eux en cas d’attaque. Bienheureusement ma maladie n’avait en rien affecté ma combativité. C’est alors que je le vis.

- Monsieur Ferguson !!

D’après le spectacle désolant qui s’offrait à mes yeux, le médecin était en bien piteux état.

- Que lui avez-vous fait ? hurlai-je emplie d’une colère sans borne. Monstres !!
- Rassurez-vous, il est encore vivant… mais plus pour longtemps.

Je dévisageais du regard les hommes qui me faisaient face. La voix semblait provenir du centre. La suite des évènements me donna malheureusement raison. Un homme vêtu entièrement de noir sortit de l’ombre et pointa son pistolet sur moi.

- N’approchez pas ou je tire ! Cet homme que vous voyez-là, est un traître ! Il aura la punition qu’il mérite.
- Monsieur Ferguson ? Un traître ?
- Oui, vous avez bien entendu. Il a trahi le « clan des opprimés » dont j’avais négligemment confié la direction à mon frère cadet. Quelle erreur ai-je faite !! Cet idiot s’est laissé attendrir par cet homme et résultat nous avons des témoins gênants, c’est-à-dire VOUS !

L’homme tira. J’aurais certainement reçu la balle en plein cœur si Fersen ne s’était pas interposé entre elle et moi. En le voyant s’effondrer lourdement au sol, mes yeux s’écarquillèrent d’effroi.

- Fersen !
- Fuyez, Oscar… Je vous en prie, fuyez tant qu’il est encore tant…
- Mais…
- Laissez-moi ! Vous m’entendez, c’est un ordre !

L’homme s’avança vers moi et posa directement l’arme sur ma tempe. Il fallait que je réagisse et vite. Je n’avais pas d’arme, il m’était donc impossible de les affronter seule à seuls. Et pourtant je devais à tout prix m’en sortir vivante ! Pour Fersen ! Pour Monsieur Ferguson ! Sans réfléchir plus longtemps, je désarmai mon adversaire du revers de la main et me précipitai vers la fenêtre. Je devais faire en sorte d’attirer leur attention. Ainsi, Fersen aurait peut-être une chance de se faufiler hors de la pièce. D’un bond, je sautai par-dessus le rebord de la fenêtre et me retrouvai perchée sur une petite corniche située à plus de quinze mètres de hauteur au dessus de la mer. J’avais commencé à longer le mur de l’immense bâtisse en prenant soin de bien poser le pied sur la minuscule corniche à chacun de mes mouvements, lorsqu’un coup de feu se fit entendre. Déstabilisée par la détonation, je sentis mon pied déraper et m’emporter dans le vide…

A suivre…

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