• Accueil
  • > Trahison
  • > Fanfiction Lady Oscar – Trahison – Chapitre 7 : La disparition

Fanfiction Lady Oscar – Trahison – Chapitre 7 : La disparition

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : Après avoir été blessé, capturé et jeté en prison, André découvrira qu’Oscar est gravement malade. Le jeune homme mettra alors tout en oeuvre pour tenter de lui sauver la vie…

 

Chapitre 7 : La disparition 

Grâce au ciel, j’eus le réflexe de m’agripper au rebord de la corniche. J’étais à présent suspendue à plus de quinze mètres au dessus de la mer, sans aucun espoir de survie. Je sentais mes forces m’abandonner progressivement. J’allais bientôt lâcher. Je ne voulais pas mourir maintenant. Non, je ne le voulais pas. Il fallait que je voie André. Il le fallait absolument ! Je désirais lui parler, le serrer dans mes bras, lui dire à quel point je l’aimais… Et Fersen ? Que ferait-il sans moi face à ces brigands ? Je devais l’aider, coûte que coûte… Fersen ne devait pas mourir !!!! Non, il ne devait pas mourir !!

- OSCAR !!!! Oscar !!! Tiens bon, j’arrive !!
- An… André ? André ? C’est bien toi ?
- Oui, Oscar c’est moi. Ne bouge surtout pas j’arrive !!

Je n’en revenais pas. André n’était pas parti !! Il était restée là pour veiller sur moi… comme il l’avait toujours fait… L’émotion était si forte que je ne pus m’empêcher de fondre en larmes en le voyant mettre tout en œuvre pour me secourir. Il évoluait prudemment le long de la corniche, rasant le mur et prenant bien soin d’éviter le moindre faux pas.

- Dépêche-toi André ! Je n’ai presque plus de force… je vais lâcher…
- Non, Oscar, je t’en prie, tiens bon, je ne suis plus très loin… Voilà encore quelques pas et je suis à tes côtés…
- Je n’en peux plus, André… Je…

Mes doigts se détendirent et je perdis contact avec la corniche. C’était la fin, j’allais mourir sans avoir pu enlacer l’homme que j’aimais… A peine avais-je eu cette pensée qu’une main puissante s’empara de mon poignet et hissa mon corps. André ! André était arrivé à temps et m’avait sauvée la vie ! Lorsque mon corps fut suffisamment remonté, il m’attrapa par la taille et me serra contre lui. Nos regards se croisèrent et je me sentis fondre comme neige au soleil. Je n’avais plus qu’une envie, me jeter dans ses bras et ne plus jamais le laisser partir. Mais là, ce n’était vraiment pas le moment !

Un sourire éclaira ses lèvres.

- Hé bien, Oscar, tu n’as pas changé… Tu as toujours l’art et la manière de te retrouver dans les situations les plus périlleuses… Heureusement que je suis arrivé à temps !
- Oui, heureusement…

Je lui souris en retour. Oui, André avait toujours été là pour moi. Il avait toujours été le seul point d’ancrage à ma misérable existence. Comment avais-je pu mettre si longtemps à m’en rendre compte ?

- Il faudrait peut-être penser à nous en aller d’ici, tu ne crois pas Oscar ?
- O.. oui, bien sûr, je te suis…

Le retour sur la terre ferme ne fut pas chose aisée mais après de nombreux efforts et de multiples frayeurs, nous parvînmes tout de même à destination. Nous étions à bout de force. L’air me manquait. J’avais de plus en plus de mal à respirer. Je commençais sérieusement à paniquer. Conscient de ma détresse, André s’approcha de moi et me pressa contre lui. Il enfouit sa tête au creux de mon cou, laissant échapper quelques paroles réconfortantes à mon attention.

- Calme-toi, Oscar. Je suis là. Respire… Respire lentement… Là, c’est bien, continue…

Je parvenais peu à peu à réguler mon souffle. La présence d’André me rassurait. Je me laissais aller, m’abandonnant complètement entre ses bras puissants. Il me serra plus fort.

- Pardonne-moi, Oscar ! Je ne sais pas ce qui m’a pris… Que tu aimes Fersen n’a aucune importance ! Je veux rester près de toi… comme autrefois… même si pour cela je dois m’efforcer de taire l’amour que j’ai pour toi…

Les paroles d’André me firent sortir de ma léthargie. Dès que j’en eus saisi le sens, je m’écartai d’André et plantai mon regard dans le sien.

- Mais André ? D’où sors-tu une idée aussi absurde ?

A peine avais-je prononcé ces mots que je me rendis compte de ma bêtise. J’avais quand même failli… avec Fersen… Je ne savais plus où me mettre.

- Ce n’est pas ce que tu crois, André… Je me sentais si seule et Fersen… Fersen…. Oh mon Dieu !!!!! FERSEN !!! J’avais complètement oublié ! Il est encore aux prises avec ces hommes et dans un sale état en plus !!! Oh mon Dieu André, il faut que j’y aille !! Il faut que je le sauve !!

Affolée, je m’élançai en direction de la demeure de Monsieur Ferguson. André me retint par le bras et me fit faire volte face.

- Mais où vas-tu ? Tu es folle !! Tu ne pourras rien faire dans cet état !!
- Non, André, je dois y aller, c’est une question de vie ou de mort !!
- Mais enfin, Oscar, sois raisonnable ! Dans l’état où tu es, tu ne lui seras absolument d’aucune utilité !! Pire tu seras un fardeau pour lui !
- Mais André… je ne peux pas le laisser mourir !!
- Mais qui a parlé de le laisser mourir ? C’est moi qui vais y aller ! Toi tu restes là, à l’abri et tu récupères !
- André…

André s’approcha de moi et baissa la tête. La distance qui séparait nos lèvres ne fut bientôt plus qu’un lointain souvenir.

- Je t’aime, murmura-t-il, le front collé au mien, même si c’est la dernière fois que je te le dis, il fallait que tu le saches.

Sur ces belles paroles, André s’éloigna de moi et prit la direction de la propriété Ferguson.

- André !!!!!!! Attends, André !!! Je t’en prie, fais attention à toi !!!

Tout en continuant à courir, André pivota légèrement et plaça ses mains en porte voix autour de sa bouche.

- C’est promis, Oscar ! Ne bouge surtout pas ! Je te promets de te ramener Fersen sain et sauf !

Et il disparut à l’angle de la propriété.

Je ne bougeais plus. Je ne pouvais plus esquisser un geste. Un horrible pressentiment m’étreignait le cœur. J’avais la désagréable impression que ces quelques mots resteraient à jamais les dernières paroles prononcées par André. Je n’avais même pas pu lui dire qu’il se fourvoyait concernant ma relation avec Fersen. Qu’il me quitte sur ce malentendu n’était pas pour me rassurer. Cela ne fit au contraire qu’accroître mon sentiment de malaise.

« Seigneur, je vous en conjure, protégez les ! Faîtes en sorte qu’il ne leur arrive rien, je vous en supplie ! »

***

J’apercevais Oscar assise au bord de la falaise. Elle me tournait le dos mais je devinais sans peine son inquiétude. Mes jambes tremblaient à l’idée de devoir lui annoncer la terrible nouvelle. Je savais que cela lui briserait le cœur.

Tout cela s’était passé si vite que j’avais encore du mal à réaliser qu’André était mort pour me sauver. Le poignard avait fendu l’air à une telle vitesse que j’avais cru ma dernière heure arrivée. Mais cela avait été sans compter l’intervention éclair d’André. A ma grande surprise, celui-ci s’était précipité sur mon agresseur et avait bloqué son poignet. La lutte entre les deux hommes avait été très mouvementée. Tous mes efforts pour aider André s’étaient soldés par un échec. J’étais alors trop affaibli par ma blessure pour pouvoir lui être d’une aide quelconque. C’est alors que le drame se produisit. Avant qu’il ne puisse réagir, André fut propulsé par la fenêtre, chutant ainsi de plus de quinze mètres. Terrifié, je m’étais élancé en direction de la vitre brisée et avait cherché André du regard. Quinze mètres plus bas, je pus distinguer le remous des vagues mais aucune trace d’André. Je sentis mon cœur se serrer. Et dire qu’il était mort pour moi, pour me sauver !!!! Je m’en voulais d’avoir été si faible…

Mais le plus dur restait à venir. Il fallait maintenant que j’annonce à Oscar que l’homme qu’elle chérissait plus que tout n’était plus de ce monde. Je m’approchai doucement d’elle et posai une main sur son épaule. Oscar sursauta sous le coup de la surprise puis tourna la tête vers moi. Un sourire de dessina sur ses lèvres lorsqu’elle me reconnut.

- Fersen ? C’est vous ! Oh Fersen, vous êtes vivant !

Elle se leva et se jeta à mon cou. L’étreinte fut brève mais me fit chaud au cœur. Oscar s’était donc fait du souci pour moi ! Malgré la gravité de la situation, je ne pus m’empêcher de m’en sentir soulagé.

Oscar relâcha la pression de ses bras autour de ma taille et jeta un coup d’œil derrière moi.

- Mais où est André ? Je ne le vois pas.

Le moment était venu. Il fallait qu’elle sache. J’eus beaucoup de mal à rassembler mon courage mais finis par me faire violence. Je posai mes mains sur ses épaules et l’obligeai à me regarder droit dans les yeux.

- Oscar… je suis désolé d’avoir à vous annoncer ça à un moment pareil… mais André… André est mort.

Oscar me dévisagea interdite.

- Co… comment ? Que venez-vous de dire ?
- André est mort, Oscar. Je suis désolé. Il a fait une chute de plus de quinze mètres. Il est impossible qu’il s’en soit sorti vivant.

Oscar écarquilla les yeux de stupeur. Son visage ne fut bientôt plus que tristesse et douleur.

- NOOOOONNNNNNNN !!! ANDREEEEEEEEEE !!! NONNNNN ! Ce n’est pas possible !!!! NONNNNNN !!

Oscar semblait sur le point de s’effondrer. Je l’attirai à moi dans un élan de tendresse infini. La tête posée sur ma poitrine, Oscar pleurait toutes les larmes de son corps. Ses épaules, ses bras, ses mains, tous ses membres sans exception aucune, étaient secoués de sanglots. Je caressai ses cheveux pour la réconforter mais en vain, Oscar ne semblait pas vouloir se calmer. Dans un élan de désespoir qui me fendit le cœur, Oscar chercha à échapper à mon emprise pour essayer de rejoindre celui qu’elle aimait tant. Elle tendit les bras comme pour fuir mon étreinte éperdue. Je résistai tant bien que mal en essayant de la maintenir contre moi. Au bout d’un moment qui me parut durer une éternité, Oscar cessa de se débattre et se laissa sombrer dans l’inconscience.

Passant un bras sous ses jambes, je la soulevai pour l’emmener loin de cette France qui lui avait causé tant de peine et de tracas. Loin de son pays natal, Oscar finirait peut-être par oublier celui qui avait toujours veillé sur elle depuis sa plus tendre enfance.

***

Une semaine s’était écoulée depuis la tragique disparition d’André. Oscar maigrissait à vue d’œil. Elle reposait actuellement dans l’une des cinquante chambres de mon illustre demeure. Je m’apprêtai d’ailleurs à lui rendre visite. J’avais décidé de réitérer ma demande en mariage. Le moment était peut-être mal choisi mais qu’importe, j’avais trop peur de la voir disparaître à son tour. Je craignais qu’elle n’essaie d’attenter à ses jours si jamais j’avais la faiblesse de la laisser partir. L’enchaîner à moi par le lien sacré du mariage était peut-être la meilleure des solutions pour qu’elle accède un jour au bonheur.

« Je serai un mari aimant et patient et elle n’aura jamais à se plaindre de moi, j’en fais le serment. »

Je me trouvais à présent devant la porte de sa chambre. Je frappai et entrai sans attendre sa réponse. Oscar était assise sur un fauteuil et fixait le ciel d’un air mélancolique. Ses pensées l’accaparaient tellement qu’elle ne m’avait, semble-t-il, même pas vu entrer.

- Oscar, puis-je vous parler un instant ? Rassurez-vous, ce ne sera pas long.

Oscar acquiesça d’un signe de tête sans même me regarder.

- Voilà, Oscar, j’ai bien réfléchi. Votre mari est mort (hé oui, je ne vous l’avez pas dit ? ^^). André n’est plus là. Vous avez renié votre titre de noblesse et vos privilèges. Vous n’avez donc plus d’attache en France. Aussi je vous le demande comme une faveur, épousez-moi. Comme je vous l’ai déjà dit et répété, je ferai de vous une femme comblée.
- Soit, si vous y tenez Fersen. Faîtes ce que bon vous semble.
- Vous… vous acceptez de devenir ma femme ?
- Oui. Maintenant, laissez-moi, je vous prie. J’ai besoin d’être seule.
- Comme vous voudrez, Oscar.

Je me retirai soulagé mais néanmoins surpris de sa réaction. Elle avait accepté si facilement…. Certes l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous, mais je saurais la faire changer d’attitude. Je m’y emploierai jour et nuit.

***

La cérémonie eut lieu deux jours plus tard dans une magnifique petite chapelle de la région. Tout se déroula sans encombre. La seule ombre au tableau fut peut-être le manque d’entrain d’Oscar. Même si je savais au plus profond de moi qu’il ne s’agissait pas là d’un mariage d’amour, je n’avais pu m’empêcher d’espérer un peu plus de bonne volonté de sa part. Mais Oscar se contenta d’effectuer machinalement tous les rituels sans me prêter la moindre attention. J’en fus un peu vexé mais feignis de ne rien voir. Après tout je m’y étais préparé.

Le soir des noces, Oscar disparut. L’angoisse me saisit. Pourvu qu’elle n’ait pas tenté de se suicider. Je la fis chercher à travers tout le château. Les pièces de la demeure furent fouillées de fond en comble, mais sans succès. Dépité, je retournai dans ma chambre et… oh, surprise… découvrais Oscar étendue sur mon lit, une bouteille d’alcool dans la main gauche et un verre vide dans l’autre. Ses yeux emplis de larmes fixaient le plafond.

- Vous savez quel jour on est Fersen ?
- Non je n’en ai pas la moindre idée, Oscar, m’entendis-je répondre d’un ton neutre et monocorde.
- C’est l’anniversaire d’André. S’il avait été en vie, j’aurais pu le fêter avec lui. Mais voilà, André est mort… MORT !!!

Et Oscar envoya valser la bouteille et le verre à l’autre bout de la pièce dans un fracas épouvantable. Je fis quelques pas dans sa direction. Oscar avait enfoui la tête dans l’oreiller et s’était mise à sangloter. Je ne pus m’empêcher de constater avec émotion que sa chemise de nuit, à demi maintenue entre ses jambes, épousait parfaitement les courbes de son corps. J’eus soudain le désir de la toucher mais y renonçai. Je ne pouvais pas profiter ainsi de sa détresse pour satisfaire mes pulsions. Au lieu de cela, je m’agenouillai auprès d’elle et caressai sa joue. Au contact de ma main sur sa peau, Oscar ouvrit les yeux et me regarda tristement.

- Fersen, je vous le demande instamment, faîtes-moi oublier André. Juste une nuit, faîtes-moi oublier André.

Je n’osais attribuer à ces paroles le sens que mon corps espérait ardemment.

- Vous êtes saoule, Oscar. Vous ne savez pas ce que vous dîtes.

Comme pour me prouver le contraire, Oscar se redressa et emprisonna mon visage entre ses mains. Le baiser fougueux qu’elle y déposa eut raison de ma résistance. Tous mes scrupules s’envolèrent comme par magie au contact de sa bouche. D’un geste passionné j’attrapai Oscar par la taille et la renversai au sol, le tout sans jamais détacher ma bouche de ses lèvres frémissantes.

A suivre…

Laisser un commentaire

 

Actualité de la Télévision |
Site de la serie " De tout ... |
LES DiiViiNES'.. |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Pub et Com
| De Tout Mon Coeur
| Mes séries TV préférées