Fanfiction Lady Oscar – Auprès de celui que j’aime – Chapitre 6 : Disparition et septième ciel

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : La tranquillité du couple Oscar/André est troublée par la venue d’un ancien ami aux motivations douteuses.

 

Chapitre 6 : Disparition et septième ciel

« Yah ! Yah ! Yah !», criai-je en cravachant mon cheval de plus bel.

De ma vie, je n’avais encore jamais galopé aussi vite. Justin n’était plus qu’à quelques mètres devant moi. Je devais à tout prix le rattraper.

« Je te sauverai, André ! Même si je devais mourir pour cela, je te sauverai ! »

J’accélérai encore. Ma monture parvint bientôt à hauteur du cheval de Justin. Sans prendre le temps de réfléchir aux conséquences de mon geste, je me débarrassai de ma cravache et sautai sur lui. Justin semblait interloqué par tant d’audace. J’avais donc le champ libre. Je me saisis du corps d’André et basculai par-dessus l’animal la tête la première. Mon épaule heurta lourdement le sol. La douleur était telle que je laissai échapper un cri. Mais je n’eus pas le temps de m’apitoyer sur mon sort. Le corps d’André gisait sous moi, inconscient. Son sang s’était répandu au sol jusqu’à former une immense flaque rouge. Mon Dieu, il allait mourir, André allait mourir à cause de mon inconscience ! Mais ce que je ne savais pas c’est que sa blessure était là bien avant que je ne saute de cheval !

- André ! André ! Non… ANDREEEE ! m’époumonai-je en m’accrochant désespérément à son cou.

J’eus l’impression que le monde s’écroulait autour de moi. André ? Mourir ? Non, cela ne pouvait être vrai. Ce n’était pas la réalité ! Non, ce n’était pas vrai ! ANDRE ! Les larmes coulaient à flots. Je ne parvenais plus à m’arrêter de pleurer. Mue par un chagrin immense, j’emprisonnai sa tête entre mes mains et l’embrassai passionnément.

- Ne meurs pas André ! Je t’en supplie, ne meurs pas ! J’ai tant besoin de toi ! JE T’AIME ! criai-je entre ses lèvres avant de m’en emparer à nouveau.

Soudain, deux bras puissants me saisirent à la taille et m’écartèrent sauvagement d’André.

- Non ! Lâche-moi ! André va mourir… Mais bon sang, lâche-moiiiii !

Je me débattais comme un vrai diable. Je ne voulais pas abandonner André.

Mais Justin tenait bon.

- Non, je ne te lâcherai pas ! Tu es à moi ! Tu entends à moi !

Mettant en application ses dernières paroles, Justin me retourna promptement vers lui et m’embrassa avec fougue. Mes yeux s’arrondirent d’effroi. J’essayai de le repousser mais en vain. Sa résistance était sans faille.

- Il ne sert à rien de te débattre Oscar ! Tu as beau être habillée en homme, tu n’en restes pas moins une femme !

D’un geste vif, Justin arracha ma chemise.

- Et une femme sacrément désirable de surcroît, ajouta-t-il tout en emprisonnant mes poignets de ses mains gigantesques.

En moins de temps qu’il fallut pour le dire, je me retrouvai plaquée contre l’arbre le plus proche, les bras au dessus de la tête. Je ne pouvais bouger ni les bras ni les jambes, tant Justin était collé à moi. Ses lèvres apposèrent quelques baisers fougueux au niveau de mon cou avant de se laisser doucement glisser en direction de ma poitrine. Ne pouvant supporter plus longtemps le contact de ses lèvres sur ma peau, j’essayai à nouveau de me dégager. Mais rien n’y fit. Au contraire, cela ne fit qu’accroître la hargne de mon agresseur.

Tout semblait perdu, lorsque André, surgi de nulle part, l’arracha violemment à moi et l’envoya valser à terre avec une rage peu commune. Avant que Justin n’ait le temps de réaliser ce qui lui arrivait, le poing d’André fendait l’air et s’abattait vigoureusement sur sa figure. Les lèvres de Justin étaient en sang.

- Tu n’aurais pas dû t’en prendre à Oscar, Justin. Tu vas me le payer !!

Et André se jeta sur lui, lui décochant coup sur coup. Je n’avais jamais vu André dans un état pareil. La rage au ventre, celui-ci tabassa son adversaire jusqu’à le faire saigner abondamment. Mon Dieu, s’il continuait ainsi, il allait le tuer ! Je me précipitai vers André pour tenter de le raisonner. Même si cet homme le méritait, il ne devait pas le tuer. Non il ne devait pas ! Autrement… il irait en prison ou pire serait condamné à mort !

***

Au moment où je m’apprêtai à achever mon adversaire, deux mains énergiques enserrèrent mon cou, m’empêchant ainsi de parachever mon geste. Ce simple contact suffit à apaiser la rage qui m’habitait.

- Non, ne le tue pas, André ! Je ne veux pas que tu meures à cause de lui ! Si jamais tu le tuais, ils t’arrêteraient et tu serais condamné à finir tes jours en prison. Et ça je ne pourrai le supporter !

Je me retournai vers elle. Ma fureur n’était déjà plus qu’un lointain souvenir. Sa présence avait toujours eu cet effet magique sur moi.

- Tu as raison, Oscar. Il ne mérite pas que nous nous sacrifiions pour lui.

Elle me sourit malgré ses larmes et l’état lamentable de ses vêtements.

- Mais qu’en est-il de toi, Oscar ? Tu n’as rien ? Il ne t’a pas fait mal ? lui demandai-je en écartant tendrement les mèches rebelles qui recouvraient son visage larmoyant.
- Je vais bien, André. Ne t’en fais pas pour moi.

Incapable de retenir plus longtemps mes larmes, je la pris dans mes bras et la serrai un peu plus fort qu’à l’accoutumée.

- J’ai eu tellement peur, Oscar. Lorsque je l’ai vu, collé à toi contre l’arbre, mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai cru que j’allais le tu…

Une douleur fulgurante à l’épaule gauche m’empêcha de continuer. J’entendis à peine Oscar prononcer mon nom. Ma vision se brouilla et je m’étalai à terre, inconscient.

***

Après avoir hissé André sur le cheval, je me retournai une dernière fois vers l’homme qui avait tenté d’abuser de moi et trahi la confiance de celui que j’aimais. Il me faisait pitié. Sa rancœur envers moi mêlée au désir l’avait conduit à perdre totalement le contrôle de lui-même. Je me demandais s’il avait jamais éprouvé des sentiments sincères à l’égard d’André. Quoi qu’il en soit, Justin avait aujourd’hui ce qu’il méritait et ce n’était pas moi qui allais m’en plaindre.

Après m’être assurée qu’André ne tomberait pas de cheval en cours de route, je montai derrière lui et partis en trombe, abandonnant par là-même le corps de l’homme qui avait tant bouleversé nos vies ces dernières semaines. J’étais à présent certaine qu’il n’oserait plus jamais faire de mal à André.

***

Quelques heures plus tard dans la chambre d’André.

Mes paupières papillonnèrent un temps puis s’ouvrir. Oscar était assise à mon chevet, les traits tirés, et me tenait la main.

- Enfin, tu reviens à toi, André ! Je commençais à croire que tu ne te réveillerais jamais !

Je souris.

- C’est bien mal me connaître, Oscar. Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement.

Oscar me sourit à son tour.

- Malheureusement non et c’est bien dommage

Je la fixai droit dans les yeux. Je ne me lassai pas de la regarder. Elle était si belle. Même si je haïssais Justin pour ce qu’il avait fait, je pouvais néanmoins le comprendre. Il est vrai qu’il était assez difficile de ne pas se laisser envoûter par la femme qu’était Oscar. Moi-même, j’avais parfois bien du mal à lui résister. Je soupirai. Malheureusement, cette Oscar, fière, évanescente, ne serait jamais à moi.

Les paroles qu’elles avaient prononcées, me croyant sur le point de mourir, me revinrent soudain en mémoire.

« Ne meurs pas André ! Je t’en supplie, ne meurs pas ! J’ai tant besoin de toi ! JE T’AIME ! »

C’est vrai ! Oscar avait dit qu’elle m’aimait ! Comment diable ne m’en étais-je pas souvenu plus tôt ! Une chose aussi importante ! Je n’en revenais pas, Oscar m’aimait, elle m’aimait !!

- Est-ce que tout va bien André ? L’expression de ton visage est soudain devenue étrange ! Tu ne te sens pas mal au moins ? s’inquiéta Oscar.

En entendant ces mots, un sourire éclaira mon visage.

- Rassure-toi, tout va bien, Oscar. Tout va même très bien !

Oscar parut déconcertée par ma réponse mais n’ajouta mot.

J’eus soudain envie de m’amuser un peu. Après tout, j’avais attendu suffisamment longtemps cet instant pour m’autoriser à la titiller un peu. Penser à l’embarras qu’allait bientôt vivre Oscar me procurait un plaisir intense.

- Je m’étonne que tu ne me sois pas encore tombée dans les bras, lançai-je subitement à l’attention d’Oscar.
- Comment ? Et pourquoi donc ferais-je une chose aussi absurde ?

Oscar me regardait désormais avec de grands yeux exorbités. Apparemment, ma remarque avait eu l’effet escompté.

- Ne fais pas l’innocente, Oscar. Après ce que tu m’as dit dans la forêt tout à l’heure, je me serais au moins attendu à un petit baiser de ta part.

Le visage d’Oscar vira au rouge.

- Mais…. mais… de quoi… de quoi parles-tu André ? Je n’ai.
- Mais si voyons, rappelle-toi : Ne meurs pas André ! Je t’en supplie, ne meurs pas ! J’ai tant besoin de toi ! JE T’AIME ! dis-je de ma petite voix de crécelle.

Je jubilai. Oscar ne savait plus où se mettre. J’avançai alors mon visage vers elle.

- Alors… J’attends !
- Tu rêves, André ! Jamais je ne t’embrasserai !
- Très bien dans ce cas, c’est moi qui le ferai !

Et accompagnant le geste à la parole, je l’embrassai passionnément. Dans un premier temps, Oscar se raidit et sembla vouloir échapper à mon emprise. Puis petit à petit, elle se détendit et finit par répondre à mon baiser avec une fougue encore plus grande que la mienne.

J’étais aux anges. Oscar, Oscar que j’aimais depuis plus de vingt ans, répondait enfin à mes attentes !! Que pouvais-je demander de plus ? Cette question me fit sourire. Mais, oui, que pouvais-je bien vouloir de plus ? La réponse ne se fit pas attendre bien longtemps. Mon corps me le fit clairement comprendre. Je désirais Oscar comme jamais je ne l’avais désirée auparavant. Et s’il y avait une chose que je souhaitais plus que tout au monde, c’était bien de passer la nuit avec la femme de ma vie !

***

Je ne me contrôlais plus et sentais mon désir croître à mesure qu’André laissait glisser ses mains le long de mes côtes. Incapable de résister plus longtemps, je décidai donc de me laisser aller et m’abandonnai toute entière dans les bras d’André. Comme s’il n’attendait que ça, celui-ci me renversa sur le dos et commença à dénouer mon chemisier. Je me laissai faire attendant impatiemment qu’André ait terminé sa tâche. Alors qu’il me déshabillait, de nouvelles sensations m’envahirent. Je le désirais, je le désirais tant ! Lorsqu’il eut fini de me dévêtir, André pressa ses lèvres sur les miennes et attrapa ma cuisse avec envie. Ses caresses me faisaient vibrer de plaisir. Il se déshabilla à son tour puis vint prendre place au dessus de moi. A partir de cet instant, nos caresses redoublèrent d’intensité. Nos baisers devinrent plus sulfureux. Le désir était à son comble lorsqu’André pénétra doucement en moi. Nos mains se rejoignirent et tombèrent lourdement sur l’oreiller. Nos respirations s’accélérèrent. Nos corps frémirent et ondulèrent à un rythme croissant. Nos bouches s’entrechoquèrent et se séparèrent avant de se rencontrer à nouveau avec avidité. André et moi fîmes l’amour pendant un long long moment avant de nous désunir à regret, épuisés par notre étreinte férue et passionnée.

La tête posée contre le torse humide de mon partenaire, je savourais ces instants de bonheur que je m’étais toujours interdit de connaître. André passa un bras autour des mes épaules et me serra doucement contre lui. Son bonheur faisait plaisir à voir.

- Je t’aime, Oscar, murmura-t-il dans un souffle.
- Moi aussi, André, je t’aime… plus que tout.

Jamais de ma vie je n’avais été aussi heureuse d’être une femme que cette nuit-là.

FIN

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Fanfiction Lady Oscar – Auprès de celui que j’aime – Chapitre 5 : Regain de confiance et disparition

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : La tranquillité du couple Oscar/André est troublée par la venue d’un ancien ami aux motivations douteuses.

 

Chapitre 5 : Regain de confiance et disparition

Je traînai André jusqu’à ma chambre et fermai la porte. Durant tout le trajet, André s’était contenté de me suivre sans mot dire. Il me fixait à présent de son seul œil valide et semblait attendre que je lui fournisse quelques explications susceptibles d’expliquer mon attitude glaciale envers Justin.

J’étais assez embêtée. Cette confrontation ne faisait absolument pas partie de mes plans. J’avais agi sur un coup de tête et me retrouvai du coup dans une situation bien embarrassante. Je me devais pourtant de dire quelque chose. Quitte à dire n’importe quoi, il fallait que je parle !

Après un long moment, qui me parut durer une éternité, je me décidai finalement à ouvrir la bouche.

- Tu… tu dois certainement penser que j’ai été injuste avec Justin… Après tout, il est ton ami… Crois-moi, je… je comprendrais parfaitement que tu prennes sa défense… mais vois-tu… il… je…

Mes mains se mirent à trembler.

- Oh et puis zut criai-je, excédée par mon incapacité à garder le contrôle de mes émotions, déteste-moi ! Déteste-moi autant que tu veux ! Je sais que je le mérite ! Je ne le sais que trop bien !

Je serrai les poings. Des larmes de rage et de désespoir commençaient à glisser le long de mes joues. Je fis volte face pour ne plus avoir à supporter le regard émeraude de celui que je souhaitais à tout prix protéger.

Je m’attendais à ce qu’il se laisse submerger par la colère ou pire, qu’il quitte la pièce sans même m’adresser la parole Mais c’était sans compter sur la gentillesse et la dévotion d’André à mon égard. Alors que je sentais mes dernières forces m’abandonner, deux bras puissants enserrèrent ma taille, empêchant ainsi mes jambes de se dérober sous moi.

J’écarquillai les yeux de surprise. Je pouvais désormais sentir le torse musculeux d’André contre mon dos. Je m’arrêtai de respirer.

- An…André ?

Il porta ses lèvres à hauteur de mon oreille.

- Que croyais-tu, Oscar ? Que j’allais te haïr pour ce que tu as fait ? Comment peux-tu seulement penser une chose pareille ? Je t’aime, Oscar. Quoi que tu dises ou fasses, je ne pourrai jamais te détester.

Je me sentais désarmée face à tant de tendresse et de douceur. La honte s’empara alors de moi. Comment avais-je pu un seul instant douter de la force des sentiments de cet homme à mon égard ? J’étais pitoyable et méprisable.

Je me retournai doucement vers André et plantai mes yeux dans les siens. Mes larmes se multiplièrent jusqu’à inonder entièrement mon visage. Il sourit tristement.

- Tu sais Oscar, il faut que tu apprennes à faire davantage confiance aux autres. A me faire confiance. Je ne sais pas ce qui se passe entre Justin et toi. Mais saches que tu peux tout me dire. Même si j’apprécie énormément Justin, je ne me permettrai jamais de remettre ta parole en doute.

En guise de réponse, je me jetai au cou d’André. Mes mains agrippaient sa nuque avec l’énergie du désespoir.

- Oh… André… si seulement je pouvais t’en parler, je le ferais. Mais tu dois me croire, il y a une bonne raison à mon silence.

André semblait déçu.

- Très bien, Oscar. Puisque tu as l’air de tellement y tenir, je ne chercherai plus à savoir.

Puis sans ajouter mot, il éloigna mes bras de son cou.

- La discussion étant close, je n’ai donc plus rien à faire dans cette pièce. On se retrouve à l’heure du déjeuner, Oscar.

Avant qu’il ne puisse esquisser un geste en direction de la porte, je l’attrapai par le bras.

- Non, attends. Je suis sûre que tu meures d’envie de te faire une balade à cheval pendant qu’il fait encore bon. Attends-moi ici, je vais me changer.

André soupira.

- Je suppose que je n’ai pas le choix.
- Non, en effet, lui répondis-je en souriant gaiement.

***

Oscar ne m’avait pas lâché d’une semelle de toute la journée. Où que j’aille, Oscar me suivait. Elle était presque devenue mon ombre. On aurait dit que les rôles étaient inversés. Je me mis à rire doucement en y repensant. Oscar était parfois surprenante ! Mais c’était aussi pour ça que je l’aimais tant !

Malgré tout, je n’aurais jamais cru qu’Oscar oserait de but en blanc me demander de dormir dans sa chambre. La situation me semblait si irréelle ! Naturellement, je m’étais empressé d’accepter sa proposition même si, je le savais, je n’aurais droit qu’au canapé ^^

Avec tout ça, je n’avais pas eu l’occasion de m’entretenir avec Justin une seule fois. Et pourtant, je sentais que cette confrontation s’imposait. Je ne savais plus que penser à son sujet. Un sentiment de doute s’était emparé de moi lorsque je l’avais surpris avec Oscar dans le couloir. Cette étincelle dans ses yeux, je ne l’avais jamais remarquée avant. On aurait dit qu’il cherchait à intimider Oscar. En y repensant, je n’avais d’ailleurs jamais vu Oscar aussi décontenancée. Se pourrait-elle qu’elle ait eu peur de lui ? Non, je ne pouvais tout de même pas envisager une telle hypothèse. Si celle-ci se révélait exacte, cela voudrait dire que je m’étais laissé berner par Justin. Une telle pensée m’était tout bonnement insupportable. Et pourtant, le comportement étrange d’Oscar depuis quelques semaines, sa réaction violente de ce matin… Tout ça voulait bien dire quelque chose….

Je devais en avoir le cœur net.

Je profitai donc de ce qu’Oscar avait le dos tourné pour partir à la recherche de Justin.

***

J’allais frapper à la porte de sa chambre lorsqu’une main se posa sur mon épaule. Après un petit saut sur place, je me retournai pour faire face au nouvel arrivant. Comme je m’y attendais, celui-ci n’était autre que Justin.

- Tiens, justement je te cherchais, lançai-je sèchement à l’attention de Justin.
- Tu avais à m’entretenir d’un sujet en particulier ? demanda-t-il le plus innocemment du monde.
- Il me semble que tu as des explications à me fournir quant à ton comportement de ce matin. Je ne tolèrerai jamais que tu manques de respect à Oscar. Et ce, quelles que soient tes opinions politiques.

Justin me dévisagea longuement avant de répondre. J’avais l’impression de le découvrir pour la première fois.

- Je n’aurais pas agi de la sorte André, si cette traînée que tu as pour maîtresse, ne m’avait pas aguiché à plusieurs reprises pendant que tu regardais ailleurs.

Un coup de fouet ne m’aurait pas fait plus mal. Sans lui laisser le temps d’ajouter le moindre mot, je me jetai sur lui et le plaquai sur le mur avec force.

- Je te rappelle que c’est d’Oscar dont tu es en train de parler ! tonnai-je, hors de moi. Ne t’avise plus jamais de la traiter de traînée ! Tu m’entends ? Plus Jamais !!
- Mais, je ne fais que dire la vérité, André. Libre à toi de me croire ou non, me répondit-il, ponctuant sa phrase d’un rictus
- Non tu mens !! Oscar ne ferait jamais une telle chose ! Je la connais trop bien !

A cet instant, Justin agrippa mes avant-bras et me propulsa de l’autre côté du couloir avec une force inouïe.

- Et pourtant, c’est la stricte vérité !! Oscar est comme touts les autres membres féminins de cette foutue noblesse ! Elle n’est qu’une intrigante qui use de ses charmes pour asservir les hommes !

J’étais comme paralysé par ce qu’il venait de dire. Je ne pouvais croire que j’avais un jour considéré cet homme comme mon meilleur ami.

- Mais contrairement à toi, André, je ne l’ai pas laissée mener ce petit jeu bien longtemps. Et j’avoue que je ne le regrette pas. Car, même si sa moralité est plutôt douteuse, je dois reconnaître que la nature l’a bien gâtée. Tu peux être fier de ce point de vue là, André. Oscar a un corps splendide !

A ces mots, mon sang ne fit qu’un tour. Je ne voulais pas en entendre davantage. Je me précipitai sur lui avec une rage telle que mon visage en était devenu rouge écarlate.

- Comment as-tu osé ? Comment as-tu osé toucher ne serait-ce qu’à un cheveu d’Oscar ?! Je ne te le pardonnerai jamais ! JAMAIS !

Et je me mis à le marteler de coups, à le frapper encore et encore, déversant toute la fureur qui m’habitait. La colère m’aveuglait. Je ne parvenais pas à m’arrêter de cogner. Soudain, une douleur lancinante me traversa l’épaule gauche. Je cessai de frapper et focalisai mon attention sur l’endroit de la douleur. Un poignard. Justin venait de m’enfoncer un poignard dans l’épaule. Je levai les yeux vers lui mais m’aperçus trop tard de ce qu’il tenait dans la main. D’un geste puissant et rapide, Justin éclata un vase sur ma tête et je perdis connaissance.

***

Lorsque je me rendis compte de l’absence d’André à mes côtés, mon cœur s’emballa. J’avais pourtant fait en sorte de ne pas le lâcher d’une semelle depuis ce matin. Mais voilà, il avait fallu que je le quitte des yeux un instant pour qu’il disparaisse. Ah, maudite Grand-Mère ! Si tu n’étais pas arrivée à ce moment-là, j’aurais pu…. Oh mon Dieu, pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé ! Si c’était le cas, je crois que je ne me le pardonnerais jamais !

Je me mis à le chercher à travers toutes les pièces du château mais malheureusement, je ne trouvai aucune trace de lui. La panique s’empara de moi. Je me mis à appeler de plus bel : « ANDRE ! ANDRE ! ». Tout à coup, un hennissement lointain capta mon attention. Je me précipitai à la fenêtre juste à temps pour apercevoir Justin enfourcher sa monture et s’éloigner de la propriété en compagnie d’un corps inerte.

- André !! NON ! criai-je désespérée.

Sans perdre un instant, je descendis les marches de la propriété des Jarjayes et courus jusqu’à l’écurie. En peu de temps qu’il fallut pour le dire, j’enfourchais mon cheval et partais à leur poursuite. Il fallait absolument que je sauve André ! Coûte que coûte, je devais y arriver !! Sans lui, je n’avais plus aucune raison de vivre…

A suivre…

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Fanfiction Lady Oscar – Auprès de celui que j’aime – Chapitre 4 : Harcèlement et regain de confiance

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : La tranquillité du couple Oscar/André est troublée par la venue d’un ancien ami aux motivations douteuses.

 

Chapitre 4 : Harcèlement et regain de confiance

Je montai les marches quatre à quatre et arrivai devant la chambre d’Oscar à bout de souffle. Il fallait absolument que je lui raconte ma soirée à Versailles. Tant de choses avaient changé depuis qu’Oscar et moi avions quitté le service de la Reine. Les potins allaient bon train et certains me paraissaient bien croustillants. J’étais sûr qu’Oscar aurait les larmes aux yeux une fois qu’elle en aurait eu connaissance.

Je frappai à la porte. Personne ne répondit. Je recommençai.

- Oscar ? Oscar, tu es là ?

Rien. Le silence régnait toujours. Je m’apprêtais à entrouvrir la porte, lorsqu’une petite voix retentit. Une voix à peine audible.

- N’entre pas, André. Je ne me sens pas très bien. Je préfèrerais rester seule.

Le timbre de sa voix était légèrement enroué. Je sus à cet instant précis qu’elle avait pleuré.

- Mais…
- Va-t-en, André ! me supplia-t-elle presque. Tu entends, va-t-en !!
- Très bien Oscar.

Ce fut à contrecoeur que je tournai les talons et me dirigeai vers ma chambre. Que s’était-il passé pendant que nous étions absents ? Savoir Oscar malheureuse me rendait affreusement triste. Si seulement elle acceptait de se confier, je pourrais peut-être l’aider. Mais Oscar était peu loquace ce soir. Et dans ces situations là, il y avait peu de choses à faire. Je me résignai donc à attendre le jour suivant pour connaître la raison de ce soudain abattement.

« Justin pourra peut-être m’éclairer… »

***

J’ouvrai lentement les yeux. La nuit était chaude et claire. Quelques gouttes de sueur perlaient sur le haut de mes tempes. Un sentiment étrange venait de me tirer du sommeil. Je ressentais comme une présence étrangère à mes côtés. Intrigué, je relevai la tête et aperçus quelques boucles blondes au niveau de mon bras droit. « Non… Oscar ? C’est toi ?» Je ne pouvais y croire. Et pourtant, ce visage d’ange auréolé d’une magnifique chevelure dorée… ce ne pouvait être qu’elle !

Sa tête reposait sur le lit à quelques centimètres de mon bras. Je sentais ses cheveux caresser doucement ma peau. Ce n’était d’ailleurs pas désagréable. Ses jambes étaient recroquevillées sous elle. On aurait dit une petite fille cherchant à être rassurée. C’est alors que je me rendis compte. Des larmes, de minuscules petites larmes perlaient au coin de ses yeux. Et sa main… sa main enserrait la mienne avec une force peu commune. A cette vue, mon cœur se serra. Il fallait que je sache. Il fallait que je découvre les tourments dans lesquelles celle que j’aimais se débattait. Son comportement était trop inhabituel pour ne pas m’inquiéter.

« Mais que t’arrive-t-il donc Oscar ? Je ne t’ai jamais vu aussi abattue et vulnérable… J’aimerais tant que tu me fasses confiance Oscar… », lui murmurais-je en caressant doucement son visage.

Malgré la chaleur qui emplissait la pièce, Oscar frissonna. Je n’avais alors d’autre choix que l’allonger à mes côtés pour la réchauffer. Doucement, je brisai l’étreinte de sa main et posai pied à terre. Avec beaucoup de précaution, je la soulevai et la posai sur le lit. Des larmes recommencèrent à rouler sur ses joues. Je me sentais tellement impuissant face à ce spectacle. Après un bref moment d’hésitation, je la rejoignais sur le lit. Sa beauté était saisissante. Mu par un élan protecteur, je la pris dans mes bras et la serrai contre moi.

« Jamais plus je ne m’éloignerai de toi Oscar, je te le promets »

***

Je sentis le souffle d’André sur ma joue mais ne compris pas tout de suite ce qui se passait. J’ouvris les yeux et découvris avec stupeur le corps d’André étendu à mes côtés.

- André ! Mais que fais-tu là ? m’exclamai-je, en me redressant d’un bond.

André se réveilla avec difficulté.

- Doucement, Oscar ! Ne crie pas si fort ! Je te rappelle que c’est toi qui es venue me rendre visite cette nuit et pas le contraire !
- Comment ça, moi ?

Tout était flou dans mon esprit. Je me rappelais être entrée dans sa chambre hier soir pour m’assurer qu’il allait bien. Puis plus rien. Ma mémoire refusait de se souvenir.

- André ? demandai-je d’une voix plus calme, nous n’avons tout de même pas… nous n’avons…. pas…

En entendant ces paroles, André se mit à rire joyeusement.

- Mais non ! Bien sûr que non !! Haha !!

Le visage d’André redevint soudain sérieux.

- Même si au fond j’en avais une envie folle.

Je le regardai avec un air de reproche.

- Je plaisante, Oscar, je plaisante !!

Et il se mit à rire de plus bel.

Un sourire apparut alors sur mes lèvres. Avec André, tout semblait toujours tellement facile. Sa présence rassurante en arrivait presque à me faire oublier mes propres soucis. Oui, presque….

Mon sourire s’effaça et André arrêta de rire.

- Oscar ?
- Oui, dis-je en détournant le regard afin qu’il n’aperçoive pas le début de larme qui apparaissait au coin de mon œil.
- Pourquoi ne me dis-tu pas ce qui te tracasse ?
- Parce que tout va bien, André. Voilà pourquoi.
- Tu n’as plus confiance en moi ?
- Enfin André ! Ne dis pas n’importe quoi ! Tu sais bien que j’ai confiance toi !
- Alors pourquoi, Oscar ? Pourquoi ne me dis-tu rien ?
- Mais puisque je te dis qu’il n’y a rien à dire !! hurlai-je, furieuse.

Je commençai sérieusement à perdre mon sang froid. Mais pourquoi insistait-il tant ? Pourquoi ?

Avant que j’aie eu le temps d’esquisser le moindre mouvement, André me saisit les poignets et cala mon corps entre ses cuisses.

- Lâche-moi, André !
- Pas avant que ne m’aies confié ta peine !

Je pouvais sentir le souffle de sa bouche sur mes lèvres. Sa tête n’était à présent qu’à quelques centimètres de mon visage. Une fois de plus, je détournai le regard et refusai d’obtempérer. André semblait désespéré par mon entêtement.

- André, lâche-moi. Tu me fais mal.

Je le regardai désormais droit dans les yeux.

- S’il te plaît.

La pression que ses mains exerçaient sur mes poignets disparut et André se retrouva à nouveau allongé sur le dos à côté de moi. Je me levai et m’apprêtai à quitter la pièce.

- J’ai effectivement des problèmes André. Mais cette fois tu ne peux pas m’aider. Alors reste en dehors de ça. Je sais qu’au fond de toi, tu souffres de me voir ainsi mais fais-le pour moi. Je t’en prie, André.

Sans jeter un regard vers ce dernier, je sortis prestement de sa chambre.

***

Une fois sortie de la pièce, je sentis les forces m’abandonner. Je m’affaissai contre le mur. Je devais le protéger à tout prix. Quoiqu’il m’en coûte. Depuis que Justin avait proféré des menaces de mort à l’intention d’André, j’étais terrifiée à l’idée de le perdre. Je devais réagir et vite. Même si André en venait à me détester par la suite, je devais faire en sorte que Justin quitte les lieux immédiatement. C’était la seule façon de le protéger !! Même si je ne soufflais mot de ce qui s’était passé à André, il serait quand même capable de mettre ses menaces à exécution ! J’en étais certaine !

A peine avais-je eu cette pensée qu’une une paire de jambes masculines se planta devant moi. Je levai brusquement la tête. C’était Justin. D’un geste vif, il aplatit ses mains faces contre mur de chaque côté de ma tête. Une fois de plus la panique s’empara de moi. Ses yeux jetaient des éclairs.

- Où étais-tu cette nuit ? Tu étais avec André, hein ? Tu lui as parlé de nous c’est ça ? Sale pet..
- Je ne lui ai rien dit ! hurlai-je malgré la peur qui me tenaillait le ventre.

Le savoir si près de moi me terrifiait. Des images de la veille me revinrent en mémoire. Je le revoyais en train de caresser avidement ma cuisse tout en pressant ma poitrine de son autre main.

Si André n’avait pas ouvert la porte de la chambre à ce moment-là, j’aurais certainement, à nouveau, perdu tous mes moyens.

- Justin ? Mais que… ?

Justin paraissait embêté de devoir donner des explications à André pour sauver les apparences. Ragaillardie par l’arrivée soudaine d’André, je profitai donc du moment pour me dégager de son emprise.

- Ne me touche pas ! tonnai-je en écartant violemment son bras gauche.

Je fis quelques pas pour m’éloigner de Justin puis me retournai vivement vers lui. J’étais furieuse.

- Voila près de trois semaines que tu loges chez nous. Tu commences sérieusement à abuser de notre générosité. Je te demanderai donc d’avoir quitté les lieux ce soir au plus tard ! J’espère m’être bien fait comprendre !

Justin et André me regardaient tous deux avec un air ahuri. André ne comprenait certainement pas les raisons de mon attitude mais qu’importe ! J’avais fait ce que j’avais à faire ! Reste à espérer maintenant que Justin obtempère… ce qui n’était pas gagné. Jusque là, je devais veiller à ce qu’André ne se retrouve plus seul avec lui.

Je tournai le dos à Justin et me dirigeai droit vers André.

- Toi, tu viens avec moi, ordonnai-je tout en agrippant son bras au passage.

A mon grand soulagement, André n’opposa aucune résistance et nous disparûmes à l’angle du couloir.

A suivre…

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Fanfiction Lady Oscar – Auprès de celui que j’aime – Chapitre 3 : Appréhension et harcèlement

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : La tranquillité du couple Oscar/André est troublée par la venue d’un ancien ami aux motivations douteuses.

 

Chapitre 3 : Appréhension et harcèlement

Dix kilomètres nous séparaient désormais de la propriété des Jarjayes. Les chevaux étaient exténués. Nous décidâmes de nous arrêter quelques instants près d’une rivière pour permettre à nos montures de s’abreuver un peu.

Contrairement à ce que je redoutais, la promenade s’était à peu près bien déroulée. Je me surpris à constater que Justin était en fait un assez bon cavalier. Ce qui, au fond, n’était pas pour me déplaire. J’avais toujours aimé la compétition et n’avais malheureusement trouvé que peu d’adversaires à ma taille jusqu’à aujourd’hui. Seul André avait été capable de rivaliser avec moi durant toutes ces années.

Je me demandais ce que valait Justin à l’épée.

A peine avais-je eu cette pensée, qu’André se leva et proposa à Justin de croiser le fer avec moi. Cette proposition me fit sourire. Comme toujours, André lisait en moi comme dans un livre ouvert. Bien évidemment, Justin accepta le défi. A ma grande joie, l’ami d’André était aussi bon à l’épée qu’à cheval. Il y avait longtemps que je n’avais eu pareil adversaire. Ses attaques étaient fines et précises. Justin exécutait chaque mouvement avec une dextérité peu commune. J’eus bien du mal à garder le dessus. Seule ma rapidité me permit de conserver l’ascendant sur mon adversaire.

André ne nous quittait pas des yeux. Il semblait subjugué par nos prouesses.

Après quelques minutes de combat acharné, je me rendis compte que les chevaux n’étaient plus à portée de vue. Je m’étonnai que nous nous soyons tant éloignés de l’endroit où reposaient les chevaux.

- André ?
- Oui, Oscar ?
- Pourrais-tu s’il te plaît aller chercher les chevaux ? J’ai ouï dire qu’une bande de voleur sévissait dans les environs. Je ne voudrais pas qu’elle ne s’accapare nos chevaux pendant que nous avons le dos tourné.
- Très bien Oscar, je m’en occupe.

Peu de temps après, André disparaissait derrière les arbres.

A peine était-il parti que les attaques de Justin s’accélérèrent pour bientôt redoubler de violence. Déstabilisée par tant de hargne, je perdis l’équilibre. Mon corps tomba lourdement au sol. J’étais terrifiée. Mais malheureusement, Justin ne semblait pas vouloir s’arrêter à si bon compte. Au lieu de cesser le combat, celui-ci brandit l’épée au dessus de ma tête et abaissa le bras d’un coup sec. Je fermai les yeux pour échapper à la réalité. L’épée de Justin déchira mon bras droit, m’arrachant un cri de douleur d’une intensité sans pareil. Puis mon regard se voila et je perdis connaissance.

Lorsque je rouvris les yeux, André était penché sur moi.

- Enfin tu reprends conscience, Oscar. Mais bon sang, que s’est-il passé ? Je m’absente quelques secondes et te retrouve en sang…

A mesure que les souvenirs du combat me revenaient en mémoire, l’image d’un Justin furibond se faisait plus prégnante. Je tournai la tête vers lui pour tenter de comprendre ce qui venait de se passer. Debout à quelques mètres d’André, Justin me dévisageait sans mot dire. Son regard était vide et dénué de tout sentiment.

- Je…

Justin ne me laissa pas le temps de terminer ma phrase.

- C’est ma faute, André. J’ai trébuché et mon épée est venue se planter dans le bras d’Oscar.

Le regard de Justin se posa alors sur moi.

- Ma maladresse aurait pu vous coûter la vie. Je suis désolé, Oscar. J’espère que vous me pardonnerez.

Je ne répondis rien. J’étais sidérée. Justin venait de mentir à André.

- Laisse-moi faire, André. Je vais m’occuper de la blessure d’Oscar. Je lui dois bien ça.

André s’écarta sans opposer la moindre résistance. Je me rendis compte que ses mains tremblaient. Le fait de me voir étendue au sol et inconsciente de surcroît avait dû grandement le secouer. Je m’en voulais de l’avoir inquiété. Il était déjà assez anxieux en temps ordinaire sans que j’en rajoute une couche !

Justin s’accroupit à mes côtés et m’empoigna délicatement le bras. D’un geste rapide et assuré, il arracha un pan de sa chemise et l’enroula autour de mon bras. Je le regardais faire en silence. La délicatesse avec laquelle Justin s’occupait de moi contrastait fortement avec la rage dont il avait fait preuve pendant notre duel, quelques instants plus tôt. Je ne savais que penser. Quelles étaient les véritables intentions de cet homme ? Devais-je le considérer comme un ami ou un ennemi ?

- Merci, Justin. Je me charge du reste. C’est à mon tour de m’occuper d’Oscar.

André venait de prononcer ces phrases sur un ton qui ne tolérait aucune répartie. Justin obtempéra donc et s’éloigna de moi.

- Tu vas voir, Oscar, tout ira bien maintenant. Je vais te ramener à la maison et nous ferons quérir un docteur.

Sa voix était emplie de douceur. Gentiment, il me prit dans ses bras et me conduisit jusqu’à la selle. C’est avec beaucoup de précaution qu’il m’installa dessus avant d’y grimper à son tour. Les chevaux se mirent en route. Plus rien ne comptait à part André. Sa présence me rassurait et m’apaisait. J’étais si lasse. Je posai ma tête contre son torse. Finalement, André était toujours le même. Tendre, prévenant, affectueux. Il n’avait pas changé d’un pouce. Chacun de ses gestes, chacune de ses paroles était la preuve de son amour sans borne pour ma personne. Si seulement, j’avais moi aussi le courage de mes sentiments, je pourrais… oui, je pourrais sans doute… l’aimer moi aussi d’un amour infini…

***

Le lendemain matin dans la chambre d’Oscar.

- Comment te sens-tu ce matin, Oscar ? s’enquit André tout en s’approchant du lit. – Bien mieux, André. Je te remercie.

L’œil valide d’André me fixait avec attention.

- Tu en es certaine, Oscar ?
- Oui, tout à fait certaine, André. Et c’est avant tout grâce à toi.

J’essayai vainement de lui sourire mais André n’était pas dupe. Il me connaissait trop bien.

- Oscar, tu as beau faire, tu ne sais pas mentir. Je sais que quelque chose de va pas. Alors dis-le moi, je t’en prie.
- Tu te trompes, André, tout va très bien. Parle-moi plutôt de Justin, comment va-t-il ce matin ?
- Bien, très bien Oscar, soupira-t-il, apparemment résigné à ne plus pouvoir poursuivre son interrogatoire.
- Et qu’a-t-il pensé de notre journée d’hier ? demandai-je sur un ton qui se voulait enjoué.

A cette question, le visage d’André s’éclaira.

- Il m’a dit avoir beaucoup apprécié ta compagnie. Tu vois, je te l’avais bien dit que vous étiez faits pour vous entendre !

André marqua une pause. Son regard s’assombrit.

- A moins que… son sentiment ne soit pas partagé ?

Le ton employé par André dénotait tant d’inquiétude que je n’eus pas le courage de le contredire.

- Mais que vas-tu chercher là, André ? Bien sûr que le sentiment est réciproque !
- Tant mieux, Oscar. Tu m’en vois soulagé.
- Si ça ne te dérange pas, j’aimerais que tu me laisses à présent. Je me sens encore lasse et j’aimerais me reposer avant le déjeuner.
- Mais bien sûr, Oscar. Je m’en vais de ce pas

Il fit quelques pas vers la porte avant de se retourner une dernière fois vers moi.

- A tout à l’heure, Oscar, murmura-t-il d’une voix douce et chaleureuse.

Et il quitta la pièce.

Je n’avais pas osé lui parler de ce qui s’était passé hier. Il avait l’air tellement heureux que Justin et moi soyons amis. Le contredire aurait été cruel de ma part. Il avait tant souffert par ma faute. Par ailleurs, je ne savais toujours pas quoi penser à propos de Justin. Et si tout ceci n’avait été qu’un regrettable accident ? L’admiration d’André pour cet inconnu était telle qu’il ne pouvait s’agir d’une mauvaise personne. Je devais continuer à faire un effort. Pour André, oui, pour lui, je devais accepter de prendre sur moi pendant quelques temps encore.

Jusqu’à ce que Justin quitte définitivement le château.

***

Une semaine plus tard dans la salle d’eau attenante à la chambre d’Oscar.

« Je ne craquerai pas. Non, je ne craquerai pas. Pour André, je tiendrai. Justin finira bien par partir », murmurai-je avant de poser les mains sur mon visage.

Je n’en pouvais plus. La vie au château était devenue insupportable. La simple vue de sa silhouette me rendait malade. Je n’aimais pas la façon avec laquelle il me regardait quand André avait le dos tourné. Son regard était si perçant qu’il me donnait l’impression d’être nue devant lui. C’était vraiment très désagréable. Parfois, j’avais envie d’en parler à André. Mais je me reprenais aussitôt. Je n’avais pas le droit d’embêter André avec ces histoires stupides ! Je n’aurais pas su quoi lui dire de toute façon ! C’était tellement ridicule !

Un bruit suspect me fit relever la tête. Je sortis de la baignoire et m’apprêtais à saisir mon peignoir lorsqu’une main masculine s’en empara promptement. Je relevai la tête afin d’identifier l’intrus. Oh, non, pas lui, pensai-je au tréfonds de moi-même. En observant ma réaction, Justin éclata d’un rire sardonique.

- J’espère que je ne vous dérange pas, ma chère Oscar, mais j’avais une envie folle de m’entretenir avec vous.

J’avais beau essayé d’ouvrir la bouche, aucun son ne voulait en sortir. Je sentis le regard de Justin se poser sur ma poitrine, sur mes hanches, sur mes cuisses et enfin sur mes jambes avant de refaire le chemin inverse. Je ne pouvais qu’espérer que les intentions de Justin ne soient pas aussi viles et pernicieuses que la situation le suggérait car j’étais dans l’incapacité d’esquisser le moindre geste. J’étais comme paralysée devant cet homme. Je me sentais si vulnérable et si fragile. J’aurais voulu crier mais à quoi bon. André et mes parents étaient absents pour la soirée. Quant à Grand-mère… hé bien qu’aurait-elle pu faire face à Justin ? Plus les secondes passaient, plus la panique s’emparait de moi.

Justin fit un pas en ma direction. J’arrêtai de respirer. Il leva sa main droite et agrippa fortement mon menton. La rage semblait à nouveau l’habiter.

- Tu te crois tout permis, hein ? Petite mijaurée ! Tu es comme tous les nobles !! Tu te sers des autres pour arriver à tes fins !!

A ces mots, Justin pressa ses lèvres contre les miennes. J’écarquillai les yeux de stupeur.

- André a été bien bête de t’accorder sa confiance. Tu n’as que faire de lui. Tu n’as aucune idée des tourments que tu lui fais endurer. Tu joues avec sa vie comme tu jouerais avec la vie de n’importe quel roturier ! J’ai eu le temps de t’observer ces derniers jours. Un peu plus et je devenais ta nouvelle proie. Mais voilà, je ne suis pas aussi faible qu’André. Je ne vais pas rester passif et me laisser dévorer à petit feu par le désir que tu as éveillé en moi. André n’en a peut-être pas le courage, mais moi, je l’assouvirai !

« Cet homme était devenu fou. Mon Dieu, aidez-moi, je vous en supplie. Empêchez-le de me faire du mal… empêchez-le… André ! André ! »

Les lèvres de Justin se pressèrent à nouveau contre les miennes. Je sentis sa langue pénétrer dans ma bouche et dépasser mes dents. De son bras valide, il me bascula à terre. Sa main gauche courait à présent le long ma cuisse. De son autre main, Justin se saisit de l’un de mes seins et le pressa fortement. Deux larmes roulèrent sur mes joues.

« André, André !!!! »

C’est alors que le miracle se produisit.

- Oscar, ma petite Oscar, tu as bientôt terminé ? Tes parents et André viennent de rentrer ! Ils t’attendent au salon ! Dépêche-toi de descendre !

Les pas de Grand-mère s’éloignèrent. Justin grogna et s’écarta de moi à contrecoeur.

- Surtout ne va pas croire que j’en ai terminé avec toi. Ce n’est que partie remise ! Si j’étais toi, je n’oublierais pas de fermer la porte de ma chambre à clef…

Il ouvrit la porte.

- Ah et j’oubliais, ne t’avise surtout pas de dire quoi que ce soit à qui que ce soit et encore moins à André ou je ne garantirai pas cher de sa vie…

La porte se referma abruptement.

Je me redressai lentement. Mon corps était secoué de tremblements violents. Je n’arrivai pas à me calmer. Qu’allais-je devenir à présent ? Qu’allais-je devenir ?

Quoi qu’il en soit, une chose était sûre, André ne devait jamais apprendre ce qui venait de se passer ! Jamais !

A cette pensée, les larmes se remirent à couler et je me mis à sangloter doucement.

A suivre…

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Fanfiction Lady Oscar – Auprès de celui que j’aime – Chapitre 2 : Hostilités et appréhension

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : La tranquillité du couple Oscar/André est troublée par la venue d’un ancien ami aux motivations douteuses.

 

Chapitre 2 : Hostilités et appréhension

Une semaine à peine s’était écoulée depuis l’installation de Justin au château et la vie n’était déjà plus la même. C’est André qui avait insisté pour que je l’accueille au château. « Tu finiras par l’aimer Oscar, tu verras » avait-il dit dans l’espoir de me convaincre. Je voulais croire en ces paroles. Oui, je voulais vraiment y croire. En outre, je ne pouvais me résoudre à rendre André malheureux une fois de plus. J’acceptai donc de mauvaise grâce. Mais malgré tous mes efforts, l’homme ne me plaisait guère. Depuis qu’il était là, André avait complètement changé. Au fil des jours, celui-ci avait retrouvé toute sa joie de vivre. Non pas que cette soudaine euphorie me dérange. Loin de là même. Mais je ne pouvais supporter l’idée d’être étrangère au changement qui s’était opéré en lui. .

André semblait subjugué par cet homme dont il ne connaissait finalement que peu de choses. Si ce qu’André m’avait dit était vrai (mais pourquoi en douterais-je ?), celui-ci aurait fait la connaissance de Justin lors de mon départ précipité pour Arras il y a de cela deux ans. Apparemment, André s’était vite senti très proche de cet homme. Une grande amitié les unissait depuis lors. Pourtant André ne m’en avait jamais soufflé mot. Il avait donc si peu confiance en moi ? Mais peut-être l’avais-je mérité ? Je ne m’étais guère occupée de lui ces dernières années. Sans que je m’en rendre compte, André s’était peu à peu éloigné de moi et cela me brisait le cœur.

***

J’étais en train de prendre le petit déjeuner lorsque André entra la salle à manger en riant aux éclats. Il suffisait de l’observer pour se rendre compte de sa bonne humeur. Son rire irradiait la pièce. Je ne l’avais pas vu rire de cette manière depuis longtemps.

- Ah Oscar, tu es là. Je te cherchais. Accepterais-tu de nous accompagner ? Justin et moi avons décidé de cavaler un peu dans la campagne…
- Je suis désolée, André mais je ne peux pas. Tu l’as peut-être oublié mais j’ai une armée à commander, moi.
- Mais je pensais que peut-être…
- N’insiste pas André, j’ai dit non.

Comme à chacun de mes refus, son regard se voila.

- Comme tu voudras, Oscar.

Il fit quelques pas en ma direction.

- Mais je persiste à ne pas comprendre les raisons de ton attitude hostile envers Justin. Il ne t’a pourtant rien fait.
- Je le sais bien et je ne lui reproche rien.
- Mais alors pourquoi refuses-tu de nous accompagner chaque fois que je te le propose ?
- Je te l’ai déjà dit André, j’ai à faire.
- Ne me prends pas pour un imbécile, Oscar.
- Oh et puis tu m’exaspères à la fin ! Je t’ai dit que je ne pouvais pas venir, alors laisse-moi tranquille et va t’amuser dehors en compagnie de Justin.
- Très bien. Comme toujours, je ferai selon les désirs de Madame.

Le ton d’André était glacial. Un frisson me parcourut le corps. Dieu que je détestais qu’il me parle ainsi ! Ca faisait tellement mal !

André se dirigeait maintenant vers la porte.

- Tu me déçois Oscar. Je pensais que tu ferais au moins l’effort de le connaître avant de le juger.

Ses paroles me firent l’effet d’un poignard. A peine avait-il franchi la porte qu’une larme coulait déjà sur ma joue. Je n’étais qu’une idiote ! Comme toujours, je ne pensais qu’à moi. Mais quelque chose d’indéfinissable m’empêchait de souhaiter la compagnie de Justin. Je ne savais pas encore quoi mais cela me terrifiait.

« Allons, reprends-toi ma petite Oscar. Tu es jalouse voilà tout. Tu n’arrives simplement pas à te faire à l’idée qu’André passe autant de temps avec son nouvel ami. Oui, ce doit être ça. Je suis jalouse de Justin. André a raison. Je n’ai pas le droit de juger cet homme sans le connaître. La prochaine fois, c’est promis, je ferai un effort.  »

***

Le lendemain matin dans l’écurie des Jarjayes.

Malgré tous mes efforts, je n’arrivais pas à comprendre Oscar. Pourquoi s’acharnait-elle à refuser la compagnie de Justin ? Elle ne le connaissait même pas. Si Oscar avait pris la peine de mieux le connaître, elle se serait certainement rendue compte de ses qualités. Son engouement pour le peuple de Paris avait eu don de me séduire dès notre première rencontre. Sa force, sa détermination, son charisme. Tout en lui me rappelait Oscar. J’étais fasciné !! J’avais alors osé penser qu’Oscar et lui s’entendraient à merveille ! Quel échec ! Oscar ne lui avait encore pratiquement jamais adressé la parole et Justin ne cessait de m’en demander les raisons. Que pouvais-je bien lui répondre ? Qu’Oscar avait toujours eu l’habitude de n’en faire qu’à sa tête ? Qu’une fois sa crise d’adolescence passée, elle réagirait enfin comme une adulte responsable ? C’en était trop. Cette fois, Oscar avait vraiment dépassé les bornes. De quel droit se comportait-elle ainsi ? Tout à l’heure, Justin avait laissé entendre qu’Oscar considérait sa compagnie comme déshonorante. « Après tout » avait-il ajouté « je ne suis qu’un roturier. Ton ami, lui, est issu de la haute société ». Je ne pouvais croire que cela soit la raison de son attitude inhabituelle. Moi-même, j’étais issu du peuple et Oscar n’avait jamais eu l’air de s’en plaindre même si je le savais, notre amitié avait dû être l’objet de nombreuses médisances à la Cour.

« Non, non et non. Je ne pouvais décidément pas abonder dans le sens de Justin sur ce point. Je connaissais Oscar, mieux que quiconque sur cette terre. Quoiqu’il dise, elle n’était pas comme ça ! »

- André, je te dérange ?

Je me retournai, surpris. Oscar se tenait dans l’embrasure de la porte et semblait hésiter à entrer.

- Non pas du tout. J’étais en train de seller les chevaux. Je pars me promener avec Justin tout à l’heure. Je suppose qu’une fois encore tu refuseras de nous accompagner, dis-je sur un ton plus sec que je ne l’aurais voulu.
- Hé bien… en fait… c’est pour cette raison que je suis venue te voir… Si tu es d’accord, j’aimerais bien vous accompagner cette fois-ci. J’ai bien réfléchi à ce que tu m’as dit hier et je me suis rendue compte que tu avais raison. Je dois faire l’effort de le connaître.

J’étais sidéré par ce que je venais d’entendre. Oscar venait de reconnaître ses torts pour la première fois de sa vie. Un sourire éclaira mon visage.

- Je suis ravi que tu sois enfin devenue raisonnable. Nous partons dans une heure, alors ne sois pas en retard, d’accord ?
- Je serai à l’heure, rassure-toi. Il y avait trop longtemps que je n’avais pu passer un peu de temps avec mon meilleur ami !

Oscar quitta l’écurie. Je ne comprenais pas vraiment ce qui l’avait poussé à changer d’avis mais cette dernière phrase m’avait mis du baume au cœur. Je me sentais revivre. Oscar était restée la même qu’avant. Il n’y avait désormais aucune raison pour que j’accorde foi aux paroles de Justin !

- Tu as l’air de bien meilleure humeur ce matin, André !
- Oui, en effet, je le suis, répondis-je en souriant au nouvel arrivant.

Justin s’avança vers moi et posa une main sur mon épaule.

- Tant mieux. Il est beaucoup plus agréable de te voir ainsi. Toutefois, je serais curieux d’en connaître la raison.
- C’est à cause d’Oscar… répondis-je tout en m’afférant à mes occupations quotidiennes.
- Oscar ?
- Oui. Il a enfin accepté de nous accompagner. J’étais certain qu’il finirait par changer d’avis !
- A la bonne heure, je vais enfin avoir l’occasion de faire sa connaissance !
- Oui, tu verras. Oscar est une personne formidable !! Elle… euh il est vif, intelligent…
- Elle ? Ai-je bien entendu, tu as dit elle ?
- Euh, non… Enfin oui. Oh et puis à quoi bon te mentir ! Ce n’est pas comme si tu étais un parfait étranger…
- Tiens donc, Oscar est une femme, intéressant…

Sa dernière remarque me fit tourner la tête dans sa direction. Tandis que je l’observais, une lueur étrange traversa son regard.

- Qu’y a-t-il donc de si intéressant dans le fait qu’Oscar soit une femme ? demandai-je d’un ton suspicieux.
- Oh rien de particulier… si ce n’est que je comprends maintenant pourquoi tu n’as toujours eu que ce nom-là à la bouche !
- Que veux-tu dire par là ?

Je sentais que notre conversation dérapait vers un sujet qui m’était pénible. Je n’aimais pas parler de mes sentiments pour Oscar. Encore moins avec un étranger ! Un étranger ? Mais qu’osais-tu dire là André ? Justin n’était pas un étranger. Justin était un ami, un très bon ami, même. Rappelle-toi, s’il n’avait pas été là, ce fameux jour où Oscar était partie pour Arras, que serais-tu devenu ? Je m’apprêtai à commettre l’irréparable. Mon cœur souffrait alors plus que de coutume. Je croyais qu’Oscar m’avait abandonné et qu’elle ne reviendrait plus jamais vers moi. Je sentais le vide en moi. Ce vide m’aspirait. J’allais disparaître au fond de la Seine quand une main m’a agrippé. C’était Justin. Je lui en avais d’abord voulu puis sa gentillesse aidant, j’avais finalement commencé à l’apprécier. Nous devînmes amis très rapidement. Petit à petit, j’avais appris à le connaître. Il représentait à mes yeux, ce qu’Oscar aurait pu appeler « un cœur pur ». Sa dévotion pour les gens du peuple était sans borne. Il comprenait leur souffrance et souhaitait les libérer du joug de la noblesse. J’admirais cet homme. C’était un homme de confiance.

- Arrête-moi, si je me trompe, André. Mais j’ai l’impression que tu es amoureux d’Oscar.

Je décidai de lui dire la vérité.

- C’est vrai, je suis amoureux d’elle. Mais malheureusement, ce n’est pas réciproque.
- J’en étais sûre. Fais attention, André. Cet amour te perdra.
- Oui, je le sais très bien. Je souffre d’ailleurs déjà depuis de nombreuses années. Mais ce n’est pas de sa faute. c’est la vie qui en a voulu ainsi.
- Tu te trompes, André. Oscar est une noble. Elle se sert de toi. C’est entièrement de sa faute si tu es malheureux.
- Mais, que vas-tu chercher…
- Elle connaît tes sentiments. Est-ce que je me trompe, André ?
- Non, tu as raison mais…

Justin entama alors un monologue sur les nobles et leurs malversations. J’étais estomaqué. Je ne pensais pas que son aversion pour les nobles était à ce point. Il fallait absolument que je lui fasse comprendre qu’Oscar était différente.

- Tous les nobles ne sont pas aussi vils que tu as l’air de le croire, Justin.
- Laisse-moi te dire que j’en doute fortement, André.
- Oscar n’est pas comme ça ! criais-je hors de moi.

Mon cri le surprit. Il recula d’un pas.

- Accepte de faire sa connaissance, Justin. Je t’en prie, murmurais-je sur un ton qui se voulait presque suppliant.
- D’accord, André. Je ferai des efforts pour essayer de mieux la connaître.
- Merci, Justin. J’apprécie ton geste.

Je ne comprenais pas. Non, je ne comprenais pas pourquoi les deux amis auxquels je tenais le plus s’évertuaient à ne pas vouloir s’aimer. J’avais tellement espéré qu’ils puissent s’entendre.

« Pourvu que cette journée se passe bien et qu’ils parviennent enfin à s’apprécier ! Oscar, il faut que tu arrives à convaincre Justin que la noblesse n’est pas aussi machiavélique qu’il le croit ! Il le faut ! Je compte sur toi mon Oscar ! »

A suivre…

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