Fanfiction Lady Oscar – Pensées secrètes – Version d’Oscar

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : La confrontation André/Oscar après que cette dernière ait voulu attenter à la vie de Bernard Châtelet (épisode 27). 2 versions. Une version André et une version Oscar.

 

Version d’Oscar 

Je haïssais ma faiblesse. J’aurais dû le tuer mais n’en avais pas eu le courage. Et pourtant… pourtant… il devait payer, oui payer pour ce qu’il avait fait subir à André ! Sans lui, André aurait encore son œil et n’aurait pas tant souffert. Mais comment aurais-je pu attaquer un homme sans défense ? J’avais beau le haïr, l’exécrer pour son acte de barbarie envers André, je ne pouvais malgré tout me résoudre à lui ôter la vie. Mais il paierait, oui, il paierait… d’une manière ou d’une autre, je lui ferais regretter d’avoir un jour osé lever l’épée contre André… La vision de ce dernier gisant sur le sol, l’œil en sang et en proie à une douleur que je pouvais ressentir au tréfonds de mon être ne me quittait plus. Je ne pouvais me défaire de ce souvenir atroce. J’aurais probablement pu empêcher cette tragédie mais je n’avais rien fait. J’avais été incapable de protéger le seul être qui m’ait jamais trahie ou délaissée. André m’avait appelée à l’aide… à plusieurs reprises… j’étais restée paralysée quelques instants puis m’étais précipitée à ses côtés pour lui témoigner mon soutien… J’aurais voulu lui dire combien je… oui combien je l’aimais… mais mes lèvres étaient demeurées closes… ces mots me semblaient déplacés… Il était évident que j’aimais André, comme un ami, un ami très cher même, mais… mais je ne l’aimais pas de la façon suggérée par cette simple phrase. Non, j’en étais intimement persuadée. Je n’aimais pas André comme j’aimais Fersen.

André ne méritait pas cette souffrance. Il était si bon si tendre. Son cœur débordait de noblesse et de générosité. Sa loyauté et sa fidélité étaient sans faille… oui sans faille… André avait perdu un œil par ma faute et la seule chose qui importait pour lui était que je n’aie pas été blessée à sa place. Cette abnégation, ce sacrifice de tous les instants me faisait peur parfois… non pas simplement peur… il me terrifiait. Son dévouement à mon égard était grand, bien trop grand… Je ne le méritais pas… Pourquoi agissait-il ainsi ? Il ne semblait jamais me tenir rigueur de quoi que ce soit. Et pourtant, je n’étais pas toujours tendre avec lui. J’avais encore en tête les mots qu’il avait prononcés après l’accident lorsque nous n’étions plus que tous les deux. Sa seule consolation était que ce soit lui qui ait perdu un œil et pas moi. Cette déclaration m’avait bouleversée. Je ne m’étais jamais sentie aussi dépitée et émue que ce jour-là. Ces simples mots avaient fait naître en moi une nuée d’émotions contradictoires auxquelles je n’étais pas habituée. J’avais à nouveau ressenti le besoin d’ouvrir mon cœur à André, de lui avouer à quel point il m’était cher, à quel point sa souffrance m’affectait… j’aurais aimé lui dire que la perte de mon œil aurait été préférable à la sienne mais n’avais pu m’y résoudre. Je ne me reconnaissais plus. Quel était donc ce sentiment qui emplissait mon cœur au point de briser toutes mes certitudes, malmenant ainsi mon amour éperdu pour Fersen ?

Des pas familiers me firent sortir de ma léthargie. L’objet de mes pensées n’était plus qu’à quelques centimètres de moi. Je l’aurais reconnu entre mille.

- Oscar tu sais il me restera toujours mon œil droit. C’est suffisant pour voir le soleil se lever, pour voir comment passent les saisons… Tu verras, je vais m’y habituer. Bientôt, je ne percevrai aucune différence. Oscar, je te le demande au nom de tout ce qui nous lie, ne le livre pas aux autorités.

A ces mots, mon sang ne fit qu’un tour et je me retournai vers lui ébahie. Avais-je bien entendu ? André voulait que je pardonne à cet homme ?? Que je pardonne à cet homme qui lui avait fait tant de mal ?

- Mais…
- Il n’agit pas pour lui, ce n’est pas un bandit ordinaire. Oscar tu le sais très bien, il se bat pour tout ceux qui sont dans la misère. Il est utile à tous ces gens qui n’ont plus que leur désespoir. Je t’en prie, laisse-le partir

Je serrai les poings avec force. J’étais en proie à une rage peu commune. Je ne pouvais pas le laisser partir… je ne voulais pas ! Il devait payer pour ce qu’il avait fait !

- André, est-ce que tu songes à ce que tu me demandes ? Cet homme est un bandit et tu veux aider celui qui t’a fait perdre un œil ??

J’étais hors de moi. La rage gagnait chaque parcelle de mon corps. J’en voulais à cet homme mais également à André. Comment pouvait-il pardonner aussi facilement ? Sa générosité habituelle me semblait alors totalement déplacée. Il avait souffert, tellement souffert… j’en avais été témoin… sa douleur m’avait déchiré le cœur… Et la panique qui s’était emparée de lui lorsque le médecin lui avait annoncé qu’il ne pouvait plus rien pour son oeil ?! Son affolement bien que bref n’avait pas échappé à mon regard inquiet. C’est même pour lui que je m’étais précipitée hors de la pièce, prête à commettre la pire des folies. J’avais pu ressentir son affliction comme si nous ne faisions qu’un. Il était peut-être capable de pardonner un tel crime mais moi non.

- Je refuse. Il ne mérite aucune pitié !

André me fixait désormais de son seul œil valide. Sa pupille scintillait de mille feux. Comme à son habitude, André semblait lire en moi comme dans un livre ouvert. La gêne me submergea. Cette aptitude si précieuse en temps ordinaire avait aujourd’hui le don de m’agacer. André ne devait pas percevoir mon trouble alors que je n’en comprenais pas moi-même les raisons.

- Comme tu t’emportes…hahahaha…

Ce changement de ton me surprit et ne me laissa pas indifférente.

- Après tout que t’a-t-il fait à toi ? Si moi je lui pardonne, que peux-tu lui reprocher ? D’avoir pris à ceux qui ont déjà tout ?

A l’écoute de ces paroles, mon cœur s’arrêta de battre. Je ne pouvais croire ce que j’entendais. André ne comprenait pas ce que je ressentais. Non, il ne comprenait pas… La colère céda bientôt place à une immense tristesse. Il me croyait hermétique aux souffrances des plus démunis mais il se trompait, je n’étais pas comme ça… Je me sentais lasse, vidée. Qu’aurais-je pu dire pour le convaincre qu’il faisait fausse route ? Que je ne supportais pas de ne plus voir son œil gauche ? Que cette absence me faisait cruellement défaut ? Que je me sentais dépossédée d’une partie de moi-même ? C’était ridicule…

André s’éloigna de moi et posa sa main sur la poignée de la porte.

- Ah pardonne moi Oscar, j’oubliais que tu en faisais partie toi de cette minorité de privilégiés qui accapare tout… Eh oui, bien sûr, tu ne peux pas comprendre… tu n’as jamais eu faim…

André quitta la pièce sans même me regarder. Bien que cruelles, ses dernières paroles semèrent le doute en moi. Etait-ce là l’impression que j’avais donnée ? Pourtant je comprenais les raisons qui avaient poussées Bernard à devenir le masque noir et les respectaient. André ne pouvait pas croire que j’étais insensible. Non, ce n’était pas possible. Je poussai un soupir de dépit. Lui avais-je seulement donné des raisons de ne pas douter de moi ? J’avais été cruelle et vindicative avec notre invité et avait même voulu mettre un terme à ses jours. Oh mon Dieu, qu’avais-je fait… La honte s’empara de moi. André avait raison… j’étais égoïste et sans cœur… je n’avais pensé qu’à moi et à mon mal-être… J’avais été sourde aux suppliques de mon meilleur ami. Mais c’était terminé… j’allais me reprendre… Un sourire empli de tendresse éclaira mes lèvres. André avait toujours eu une grande influence sur moi. Une seule parole de lui et ma détermination s’écroulait aussi sûrement qu’un tas de feuille mortes balayé par le vent. Je ne pouvais rien faire sans lui. A la fois ombre et lumière, André était le seul point d’ancrage de ma misérable existence. L’amitié qui nous liait était aussi précieuse à mes yeux que ne l’était mon amour pour Fersen. Jamais je n’accepterais de le perdre.

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Fanfiction Lady Oscar – Pensées secrètes – Version d’André

Posté par marayahoneychan le 18 avril 2009

Résumé : La confrontation André/Oscar après que cette dernière ait voulu attenter à la vie de Bernard Châtelet (épisode 27). 2 versions. Une version André et une version Oscar.

 

Version d’André 

En apprenant que j’allais perdre un œil, Oscar avait quitté la pièce en trombe. La peur s’était insinuée en moi. Devant l’œil effaré de Grand-mère, je m’étais levé brusquement et l’avais suivie. Je devais à tout prix l’empêcher de commettre une telle folie. Porter la main sur le masque noir n’était pas une solution. Un tel acte ne résoudrait rien. Il ne me rendrait pas mon œil et ne ferait finalement que détruire l’un des plus grands rêves du peuple de Paris dont la misère quotidienne ne cessait de croître. Je savais qu’Oscar agissait sous le coup de la douleur et quelque part cela me rassurait sur la profondeur de ses sentiments à mon égard… malgré tout je ne pouvais pas prendre le risque de la laisser seule avec la victime. Je n’oubliais pas qu’Oscar lui avait tiré volontairement dans le dos alors qu’il cherchait à s’enfuir. Ses tourments étaient palpables. Oscar ne se maîtrisait plus depuis l’accident. Se sentait-elle responsable de ce qui était arrivé ou était-ce… Je secouai la tête. Je divaguai. Oscar m’aimait certes mais comme un ami, un frère… Je n’osais imaginer sa réaction si Fersen avait été blessé à ma place…

La porte de la chambre d’ami me faisait maintenant face. Le temps était compté, il fallait que j’intervienne. J’ouvris la porte non sans une certaine appréhension et eus la surprise de découvrir Bernard Châtelet paisiblement endormi sur le lit. Je poussai un soupir de soulagement. Oscar n’avait pas commis l’irréparable. Elle avait su contenir sa rage. Non ce n’était pas ça. Oscar n’avait pas pu. Elle n’avait pas pu s’attaquer à un homme sans défense. Le coup de feu de la veille bien que déclanché sous le coup de la colère n’avait pas atteint le cœur de sa victime. Oscar n’aurait pas pu l’abattre de sang froid. Elle était bien trop droite pour commettre un tel crime. Comment avais-je pu douter de sa noblesse d’esprit ne serait-ce qu’un très court instant ? Je levai les yeux vers la fenêtre et aperçus Oscar sur le balcon. Les mains posées sur la balustrade, Oscar semblait perdue dans ses pensées. Je la sentais en proie à un affreux dilemme. Je m’avançai lentement vers elle et m’arrêtai au niveau de la baie vitrée. Sa chevelure d’or tombait en cascade sur ses épaules. J’aurais voulu la prendre dans mes bras, lui murmurer des mots de réconfort au creux de l’oreille, mais n’en fis rien, me contentant de lui livrer avec douceur une infime partie des sentiments qui habitaient mon cœur.

- Oscar tu sais il me restera toujours mon œil droit. C’est suffisant pour voir le soleil se lever, pour voir comment passent les saisons… Tu verras, je vais m’y habituer. Bientôt, je ne percevrai aucune différence.

Je baissai la tête.

- Oscar, je te le demande au nom de tout ce qui nous lie, ne le livre pas aux autorités.

Oscar se retourna vers moi les yeux écarquillés de surprise.

- Mais…
- Il n’agit pas pour lui, ce n’est pas un bandit ordinaire. Oscar tu le sais très bien, il se bat pour tout ceux qui sont dans la misère. Il est utile à tous ces gens qui n’ont plus que leur désespoir. Je t’en prie, laisse-le partir.

Oscar serra les poings de rage et d’incompréhension. Je levai la tête vers elle et plongeai mon regard dans le sien.

- André, est-ce que tu songes à ce que tu me demandes ? Cet homme est un bandit et tu veux aider celui qui t’a fait perdre un œil ??

Tout son corps tremblait. Ses dents s’enfonçaient progressivement dans sa lèvre inférieure à mesure que les secondes s’écoulaient.

- Je refuse. Il ne mérite aucune pitié !

Ce n’était pas la première fois qu’Oscar se mettait en colère. J’étais habitué à ses sautes d’humeur. Mais cette fois, la colère qui émanait d’elle était si vive qu’elle atteignit mon cœur de plein fouet. Oscar lui en voulait donc tellement pour ce qu’il m’avait fait ? Elle tenait donc à ce point à moi ? J’en ressentis une grande satisfaction. Même si son sentiment n’égalait pas le mien _ comment le pourrait-il de toute façon _ Oscar éprouvait pour moi une amitié sans commune mesure. Je ne pouvais détacher mon regard du sien. La colère lui conférait un charme tout particulier. Sa beauté n’en était que plus éclatante encore. J’aurais pu continuer à la regarder des heures durant sans jamais me lasser du spectacle qui m’était offert mais il me fallait mettre un terme à sa révolte. Quitte à blesser son ego avec des mots qui ne reflèteraient pas le fond de ma pensée, il me fallait intervenir pour qu’elle ouvre enfin les yeux et se rende compte de son aveuglement. En dépit de la colère qui lui obscurcissait le cœur, Oscar n’était certainement pas indifférente au sort de ce pauvre Bernard. J’en étais persuadé. Je baissai la tête. Un rictus délibéré se dessina sur mes lèvres.

- Comme tu t’emportes…hahahaha…

Je lui tournai le dos et apposai ma main contre la vitre.

- Après tout que t’a-t-il fait à toi ? Si moi je lui pardonne, que peux-tu lui reprocher ? D’avoir pris à ceux qui ont déjà tout ?

Le ton de ma voix était railleur mais mes paroles n’étaient pas encore suffisamment acérées pour blesser Oscar au plus profond d’elle-même.

J’étais maintenant parvenu à hauteur de la porte d’entrée.

- Ah pardonne moi Oscar, j’oubliais que tu en faisais partie toi de cette minorité de privilégiés qui accapare tout… Eh oui, bien sûr, tu ne peux pas comprendre… tu n’as jamais eu faim…

Je franchis la porte et la refermai doucement derrière moi. Je n’aimais pas lui parler ainsi. Mais il fallait qu’elle se reprenne et pardonne à Bernard son acte inconsidéré. Son ressentiment était compréhensible même flatteur mais il ne devait pas ternir sa générosité. Autrement, Oscar finirait par s’en vouloir et les remords ne la quitteraient plus. Je ne voulais pas qu’elle soit malheureuse. Je ne pouvais l’aimer comme je l’aurais souhaité mais je pouvais au moins la protéger. La protéger des autres mais aussi et surtout la protéger d’elle-même. Jamais je ne pourrai me résoudre à l’abandonner. Oscar avait besoin de moi comme j’avais besoin d’elle. Le lien qui nous unissait était indéniable et rien ni personne ne pourrait le briser. Pas même Fersen.

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